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Gabon: plus de la moitié des budgets 2006 à 2012 s'est volatilisée

Mise à jour le 27/03/2017 à 18h22 Publié le 27/03/2017 à 18h15 Par Kofi Gabriel

#Economie
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#Gabon : Plus de la moitié du budget de l’Etat gabonais disparaît chaque année du fait de la corruption et du blanchiment de capitaux. Cette révélation émane de la Commission nationale de lutte contre l’enrichissement illicite (CNLEI) du Gabon. Toutefois, la donne pourrait changer avec la fin de l’impunité.

Kiosque le360 Afrique. La corruption et le blanchiment des capitaux sont deux fléaux qui minent la croissance et le développement au Gabon. La Commission nationale de lutte contre l’enrichissement illicite (CNLEI) vient de donner une idée de l’ampleur du phénomène.
Selon alibreville.com, citant Dieudonné Odounga Awassi, président de la CNLEI, «entre 2006 et 2012, plus de la moitié du budget a disparu dans la nature».

A titre d’exemple, en 2012, sur un budget de 2.760 milliards de francs CFA, la Commission a indiqué que 600 milliards de FCFA ont été frauduleusement versés aux fournisseurs par l’Etat.


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Cette sortie de la CNLEI intervient après qu’elle ait statué sur les procès-verbaux et rapports définitifs d’enquête économique et financière portant sur des infractions.

Selon le site d’information, citant un communiqué de la CNLEI, sur 7 rapports définitifs d’enquête examinés, «il ressort que 4 dossiers ont été retenus puis envoyés au Parquet de la République». Pour deux autres dossiers, des enquêtes complémentaires sont jugées nécessaires.


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Les dossiers transmis à la justice sont relatifs à la gestion des crédits alloués à l’organisation des fêtes tournantes (ces fêtes ont été annulées par Ali Bongo à son arrivée au pouvoir), des marchés publics et des crédits de fonctionnement des administrations.

Créée en 2003, la CNLEI a somnolé pendant longtemps. Toutefois, depuis 2013, avec l’arrivée d’une nouvelle équipe, elle commence à jouer son rôle en traquant ceux qui détournent les deniers publics. Les premiers dossiers ficelés de la Commission sont aujourd’hui entre les mains du procureur de l’Etat.
Le 27/03/2017 Par Kofi Gabriel