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Gabon: Moody’s a fortement dégradé la note du pays de B1 à B3

Publié le 13/07/2017 à 18h03 Par Kofi Gabriel

#Economie
pétrole
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#Gabon : L’agence de notation Moody’s a abaissé la note du Gabon avec des perspectives négatives. La détérioration des finances publiques dans le sillage du niveau bas des cours du baril de pétrole explique grandement cette situation.

Kiosque: le360 Afrique: Comme il fallait s'y attendre, l’agence de notation Moody’s a abaissé la note du Gabon. Celle-ci est passée de B1 à B3. Il s’agit d’une dégradation de 2 crans de la note du pays. En plus, Moody’s a affublé la note du Gabon de perspectives négatives.

Derrière cette dégradation de la note du pays, il y a bien évidemment «la détérioration des finances publiques gabonaise en raison de la chute des prix du baril de pétrole et du manque de politique d’ajustement adaptée», souligne gaboneview.com.

Selon Moody’s, «la perspective négative reflète des incertitudes concernant la stratégie du gouvernement de refinancer la dette mûrissante et financer son déficit en dépit du soutien des créanciers officiels restant conditionnels», fait remarquer l’agence de notation.


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Il faut souligner qu’à cause de la baisse de recettes de l'Etat, consécutive à la chute du cours du baril de pétrole, à 17% du produit net bancaire (PIB) en 2016, le Gabon a été obligé de recourir aux prêts, détériorant ainsi son ratio d’endettement à 55% du PIB.

La situation ne devrait pas s’améliorer pour ce dernier indicateur. «Alors que les déficits budgétaires devraient s’accroître dans le cadre macroéconomique convenu avec le FMI concernant le fonds élargi récemment approuvé, l’apurement des arriérés va peser sur le solde de la trésorerie du gouvernement, ce qui perpétue la trajectoire de la dette à la hausse», explique Moody’s, qui s’attend à ce que le niveau d’endettement atteigne 57% du PIB en 2017.


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A ce titre, il faut souligner que «face à des besoins de financement aussi importants, cumulés aux pressions associées à la balance des paiements, le gouvernement a dû recourir à un programme du FMI fournissant un financement de 642 millions de dollars (4,6% du PIB) dans le cadre de son Mécanisme élargi de crédit», lit-on dans gabonreview.com.

Seulement, pour Moody’s, si le programme du FMI peut renforcer la confiance des investisseurs étrangers, «l’existence d’arriérés peut nuire à leur appétit».

Rappelons qu’en mai 2016, l’agence de notation avait dégradé la note long terme du pays de Ba3 à B1 (obligations jugées hautement spéculatives).
Le 13/07/2017 Par Kofi Gabriel