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Gabon. Rumeurs d'enlèvements d'enfants: le gouvernement déploie des forces près des écoles

Mise à jour le 25/01/2020 à 14h15 Publié le 25/01/2020 à 13h46 Par Le360 Afrique - Afp

#Société
Elèves
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#Gabon : Le gouvernement gabonais a annoncé un “déploiement conséquent” des forces de sécurité, notamment près des écoles, pour répondre aux violents incidents provoqués par des rumeurs d’enlèvements d’enfants, qui ont fait un mort, selon un communiqué diffusé vendredi soir.

Des messages sur des kidnappings de mineurs fusent sur les réseaux sociaux depuis plus d’une semaine, ravivant les craintes récurrentes de crimes rituels au Gabon et provoquant la colère des habitants.

Alors que des barrages avaient été érigés sur certains axes routiers jeudi soir et vendredi, le gouvernement a condamné “une justice populaire s’attaquant aux innocents”, dans un communiqué publié après un conseil des ministres vendredi.

Un Gabonais a été tué pour avoir eu “le malheur d‘être au mauvais endroit au mauvais moment”, précise le communiqué.

“Face à cette psychose savamment entretenue, le gouvernement annonce un déploiement conséquent des Forces de sécurité et de défense sur toute l‘étendue du territoire national avec une plus grande concentration aux abords des établissements scolaires”, ajoute-t-il.


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Samedi, la circulation était fluide dans Libreville. Les quelques établissements scolaires d’habitude ouverts le samedi sont fermés jusqu‘à lundi.

Depuis la disparition d’un garçon de 3 ans, Rinaldi, le 12 janvier dans un village du nord du pays, des rumeurs se propagent sur les réseaux sociaux.

Une enquête a été ouverte au sujet de Rinaldi, et aucune autre plainte “n’a été déposée pour un cas d’enlèvement”, avait précisé le porte-parole de la présidence vendredi.

Les accusations de crimes rituels prennent régulièrement de l’ampleur au Gabon. En 2012 et 2013, la découverte de plusieurs corps mutilés avait provoqué la colère populaire.

Début 2019, un homme a été condamné à perpétuité pour un meurtre commis en 2012 et son complice à douze ans de prison pour avoir mutilé le cadavre, les deux criminels ayant reconnu avoir passé un contrat pour “fourniture d’organes humains”.
Le 25/01/2020 Par Le360 Afrique - Afp