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Foot: Après la chute de Hayatou, l'Afrique australe veut arracher à la Guinée sa CAN 2023

Mise à jour le 18/04/2017 à 10h23 Publié le 18/04/2017 à 10h05 Par notre correspondant à Conakry Mamourou Sonomou

#Sports
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#Guinée : Ayant déjà mis en place le Comité d'organisation de la CAN 2023 (COCAN), la Guinée ne veut pas se laisser distraire par la récente sortie médiatique du président du Conseil des associations de football en Afrique australe (COSAFA), Phillip Chiyangwa, qui met en doute la neutralité de l'attribution.

Après la sortie médiatique de Phillip Chiyangwa remettant en question les conditions d'attributions des CAN 2019, 2021 et 2023, la réaction du président de la Fédération guinéenne de football ne s'est pas fait attendre. "Pour le moment, ce ne sont que des bruits, mais je veux dire au COSAFA (Conseil des associations de football d'Afrique australe, ndlr) qu'il n'a pas raison",  a réagi Antonio Souaré à cette sortie qui a laissé sous-entendre une réclamation d'équilibre entre pays anglophones et francophones dans l'organisation de la plus prestigieuse des compétitions sportives africaines.

Le richissime président de la Fédération a invité les pays du COSAFA à regarder l'histoire, et à ne pas se concentrer que sur le football. "Ce n'est pas seulement le football, mais il faut qu'ils regardent dans le rétroviseur l'histoire de l'Afrique. Ils (les pays du Cosafa) sont les derniers pays à devenir indépendants et cette indépendance a été donnée par la lutte de toute l'Afrique",  a-t-il poursuivi sur la BBC, estimant que les pays d'Afrique australe ont même organisé plus de compétition que leurs homologues des autres zones du continent.
 

Se mettre au travail sans plus attendre


Le consultant Thierno Saidou Diakité, dont la lutte a été âpre pour la mise en place du COCAN, croit que la seule façon de neutraliser cette menace c'est de se mettre maintenant au travail. "Il faut qu'on se mette rapidement au travail pour ouvrir les chantiers des quatre sites de la compétition, avant l'introduction d'une requête officielle du COSAFA auprès du Comité exécutif de la CAF.


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C'est sûr qu'en cas de requête officielle, le Comité exécutif sera amené à procéder à une enquête pour en vérifier le bien-fondé", conseille Diakité, qui occupe la vice-présidence de la Commission communication du COCAN 2023. En plus du COCAN, Diakité pense que le gouvernement et la Fédération doivent aussi s'activer pour le maintien de la candidature de la Guinée.

L'arrêté du Premier ministre guinéen nommant les membres des 13 commissions du COCAN a été rendu public le 06 avril dernier, six mois après la mise en place du Comité par un décret présidentiel. Quant aux six membres du Comité de pilotage dont les mécènes Antonio Souaré et Kerfalla Person Camara, ils ont été nommés en novembre 2016. Mais pour l'instant, aucun acte n'est posé sur le terrain. Quoi qu'il arrive, Antonio Souaré a promis que la Guinée va défendre sa CAN.
 

Attribution surprise de la CAN 2023


En déclarant récemment que les CAN 2019, 2021 et 2023 "ont été attribuées de manière brutale et politique au bénéfice d'une région", le président du COSAFA a dit haut ce que tout le monde pensait bas. L'homme d'affaires Zimbabwéen a même menacé que le Conseil d'Afrique australe va protester auprès du Comité d'exécution de la CAF.


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C'est surtout la désignation de la Guinée pour l'organisation de 2023 qui avait suscité d'énormes interrogations vues l'attribution de la 34ème CAN n'était pas à l'ordre du jour. Certains avaient vu en cette attribution un acte de complaisance de l'ancien président de la CAF, Issa Hayatou, en faveur du pays de son homme de confiance Almamy Kabélé Camara.

Le 18/04/2017 Par notre correspondant à Conakry Mamourou Sonomou