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Union africaine. Mines: les arguments de la Guinée pour abriter le siège du CADM

Publié le 12/01/2018 à 11h33 Par notre correspondant à Conakry Mamourou Sonomou

#Economie
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#Guinée : En concurrence avec quatre autres pays pour abriter le siège du Centre africain de développement minier, institution de l’Union africaine basée provisoirement à Addis-Abeba, la Guinée a ses arguments.

Qui de la Guinée, du Mali, du Kenya, du Soudan et de la Zambie va abriter le Centre africain de développement minier (CADM), créé à l’initiative de la Commission de l’UA? Le verdict de l’équipe indépendante d’évaluation des candidatures est attendu à la fin du mois de janvier courant. En attendant, elle a encore séjourné en Guinée le 11 janvier dans le cadre de ses évaluations. Occasion pour les autorités guinéennes de faire valoir leurs derniers arguments.

Premier exportateur mondial de bauxite, dont il dispose près des 2/3 de réserves mondiales, détenteur du gisement de Simandou, qui contient des milliards de tonnes de fer, la Guinée ne compte pas seulement sur ces atouts pour recevoir le prestigieux centre. Jeudi, les défenseurs de la candidature du pays ont avancé un autre argument: alors qu'elle est l’un des artisans de l’OUA, devenue l’UA, la Guinée n’abrite aucune institution de l’Union africaine.


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Pour les autorités guinéennes installer le siège du CADM en Guinée serait faire honneur à leur pays et à feu Sékou Touré, qui s’est battu pour la libération des peuples opprimés d’Afrique et du monde.

L’équipe indépendante d’évaluation conduite par Hussein Hassane, le chef de division des industries à la Commission de l’Union africaine, a déjà effectué une première visite en Guinée du 13 au 18 mars 2016, suite au dépôt de la candidature du pays en octobre 2015.

A l’époque, sa candidature s’inscrivait dans la volonté des pouvoirs publics de renforcer le rôle du pays dans la définition des politiques et stratégies de développement du patrimoine minier et géologique du continent. Mais elle visait aussi, indique une note du gouvernement, à accélérer le développement de l’expertise nationale dans le secteur des mines et de la géologie. «Il s’agit également pour la Guinée de consolider sa position de porte d’entrée pour des investissements massifs et de qualité dans le secteur minier africain», peut-on lire.
 
Créé en 2013, le CADM a pour mission de travailler avec les Etats membres de l’UA et leurs organisations nationales et régionales pour promouvoir le rôle transformatif des ressources minérales dans le développement du continent.

Verdict lors du sommet de l’Union africaine en janvier à Addis-Abeba, en Ethiopie, siège de l’institution panafricaine.
 
Le 12/01/2018 Par notre correspondant à Conakry Mamourou Sonomou