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Guinée: Rio Tinto promet de coopérer dans l'enquête pour corruption présumée

Mise à jour le 27/07/2017 à 14h22 Publié le 27/07/2017 à 13h06 Par notre correspondant à Conakry Mamourou Sonomou

#Economie
Simandou

Sous ces montagnes dorment le plus grand gisement de fer au monde non encore exploité.

© Copyright : DR

#Guinée : Même après son retrait du Simandou, le plus grand projet minier d'Afrique, le groupe anglo-australien Rio Tinto n'en a pas fini avec la Guinée. Il devra s'expliquer dans le cadre d'une enquête menée par l'Agence britannique anticorruption.

Lundi dernier, le Serious Fraud Office (SFO), chargé de lutter contre la délinquance financière au Royaume-Uni, a annoncé des investigations qui concernent les employés du groupe Rio Tinto et "ses autres associés" dans le projet Simandou dont il s'est retiré l'année dernière.

Au lendemain de  cette annonce, le groupe a confié à l'AFP qu'il coopérerait avec l'enquête lancée au Royaume-Uni à son encontre pour corruption présumée dans la conduite de ses affaires en Guinée. "Rio Tinto coopérera pleinement avec le Serious Fraud Office et les autres autorités compétentes, comme il l'a fait depuis qu'il s'est signalé en novembre 2016", a indiqué le groupe à l'AFP.

Déjà, avant les investigations du SFO, Rio Tinto avait annoncé en novembre le limogeage de deux de ses dirigeants dans le cadre d'une enquête interne sur le versement de 10,5 millions de dollars à un consultant.


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Le groupe Rio Tinto avait pour la première fois obtenu des droits d'exploration du site de Simandou en 1997, avant de signer 17 ans plus tard un accord avec le gouvernement guinéen pour exploiter avec le groupe chinois Chinalco le gigantesque site de minerai de fer. Le coût du projet était estimé à 20 milliards de dollars.

Jugeant en octobre 2016 ne plus pouvoir mener à bien cette entreprise, au regard des cours, Rio Tinto avait annoncé fin octobre que Chinalco reprenait ses parts.


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En novembre 2016, la Chinoise Chinalco a effectivement conclu avec Rio Tinto un protocole d'accord pour acquérir la totalité des parts de cette dernière dans le Simandou sud (blocs 3 et 4). Et en mai dernier, Chinalco a demandé à la Guinée de lui laisser prendre l'entièreté des quatre blocs de Simandou, dans la région forestière guinéenne.

Pourtant, les blocs 1 et 2 détenus par l'Etat guinéen font l'objet d'un litige entre le gouvernement d'Alpha Condé et le BSG Ressources de Beny Steinmetz. La Guinée et la société chinoise sont d'ailleurs loin d'un accord. Puisque, le gouvernement guinéen voit en la démarche de Chinalco une stratégie de conservation de ses mines qu'il entend pourtant voir exploiter maintenant.

Le 27/07/2017 Par notre correspondant à Conakry Mamourou Sonomou