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Guinée: la loi de finances 2018 fait peur aux banquiers

Publié le 17/12/2017 à 12h38 Par notre correspondant à Conakry Mamourou Sonomou

#Economie
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#Guinée : En Guinée, la loi de finances 2018 adoptée au début de la semaine par l'Assemblée nationale fait peur aux banquiers. Ils préviennent que l'année 2018 sera difficile pour les travailleurs et leurs familles.

"Ce projet de loi affectera négativement le niveau de vie des travailleurs et de leur famille", a prévenu la Fédération Syndicale Autonome des Banque, Assurances et Microfinance de Guinée (FESABAG) dans une déclaration rendue publique le 15 décembre.

Ce qui fait mal dans la loi de finances initiale 2018, c'est le rehaussement de la RTS (Retenue taxe sur salaire). La FESABAG, qui s'oppose à "toute mesure visant à appauvrir d’avantage des travailleurs", se réserve le droit d’user de tous les moyens légaux pour défendre les acquis des travailleurs.

Dans la loi de finances initiale 2018, les prévisions en recettes pour l’exercice 2018 se chiffrent à 18.908.952.275.000 milliards GNF (1 euro étant égal à environ 10.570 francs guinéens), comprenant 16.553,55 milliards de recettes intérieures et 2.355,40 milliards de dons.

Pour la mobilisation des recettes intérieures l'Etat mise sur de dispositions nouvelles comme la modification du barème de la retenue sur les traitements des salaires et des rentes viagères (RTS), l’impôt minimum forfaitaire (IMF), la fiscalité immobilière; la réparation du produit de la taxe unique sur les véhicules...


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Expliquant le volet recettes du budget 2018, devant les députés du pays, le ministre du Bugdet Mohamed Lamine Doumbouya, a indiqué que "les efforts vont être fournis pour les recettes administratives et nous allons également travailler pour leur sécurisation."

Malgré son ambition d'améliorer la faible mobilisation des recettes internes, notamment celles administratives, le gouvernement a décidé de revoir à la baisse certains chiffres d’impôts pour certaines sociétés et certains contribuables. "Nous avons aussi pensé à l’environnement en supprimant la TVA sur les gaz domestiques. Ce qui permettra aux ménages d’accéder aux gaz et éviter la coupe abusive des bois en vue de protéger l’environnement", a également indiqué le ministre Doumbouya. "J’espère que tout ce que l’administration fiscale développe comme réformes mais aussi comme mesures de gestion parviendront à atteindre ces prévisions", a émis, pour sa part, le directeur national des Impôt, Aboubacar Makissa Camara.

Il faut signaler que le budget 2018 s’équilibre en dépenses et en recettes à la somme de 21.136.550.000.000 de francs guinéens. Il prévoit une croissance économique de 5,8% contre 6,6% cette année.

Le 17/12/2017 Par notre correspondant à Conakry Mamourou Sonomou