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Guinée: vaste alliance politique contre la bipolarisation

Mise à jour le 01/11/2017 à 13h09 Publié le 01/11/2017 à 11h59 Par notre correspondant à Conakry Mamourou Sonomou

#Politique
Alpha-Cellou

Alpha Condé, président de la Guinée, et Cellou Daléin Diallo, chef de file de l'opposition guinéenne.

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#Guinée : En Guinée, un troisième bloc politique est en train de naître pour contrer la bipolarisation "imposée" par le parti au pouvoir et l’UFDG, le principal parti de l’opposition.

Des prises de contact, une charte, des décisions…Les jalons sont posés pour la naissance d'un troisième bloc politique en Guinée.

Celui-ci pourrait inquiéter les deux grands parti du pays, le RPG Arc-en-ciel, parti au pouvoir d'Alpha Condé, et l’UFDG, le principal parti de l’opposition de Celloun Dalein Diallo.

Ainsi, le lundi 30 octobre dernier, une dizaine de partis politiques ont pris part à une réunion préparatoire au siège du PUP (Parti de l’unité et du progrès), le parti de l’ex-président Lansana Conté. Parmi les partis participants, des grands noms tels que l’UFR et le PEDN, respectivement partis des anciens Premiers ministres Sydia Touré et Lansana Kouyaté et le BL de Faya Millimono, quatrième force politique du pays. "Cette plateforme compte déjà plus de 10 partis politiques et au moins 8 leaders politiques ayant participé à des élections présidentielles‘’, précise Mohamed Lamine Kaba, président du parti FIDEL et l'un des initiateurs de cette alliance.


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Kaba ajoute que l’alliance est à la fois politique et électorale. "Politique parce que, quand la CENI distribue par exemple des postes au niveau de ses démembrements, ce sont des alliances qui en bénéficient", a-t-il expliqué au site Mediaguinee.com. Et de poursuivre: "Pendant les élections communales et législatives, nous allons essayer de mettre en place des listes communes et de présenter, si possible, un seul candidat à l’élection présidentielle".

Les initiateurs de l’Alliance se veulent clairs: l’UFDG n’est pas leur concurrent. "Nous nous battons pour avoir le pouvoir, pas pour être chefs de file de l’opposition. Nous sommes déjà dans l’opposition et c’est vraiment suffisant", a dit Mohamed Lamine Kaba, par ailleurs un des nombreux opposants frustrés par Cellou Dalein, le chef de file de l’opposition.


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Contre le RPG Arc-en-ciel, Mohamed Lamine Kaba ne tarit pas de reproches. Selon lui, le parti présidentiel a pris en otage ses partis alliés, les empêchant de présenter leurs propres listes de candidats aux prochaines élections locales. Il tend la main aux alliés frustrés des deux camps. "Nous lançons un appel à tous ceux qui ne se reconnaissent plus dans la façon dont ces partis politiques sont gérés", a-t-il lancé.

Le 01/11/2017 Par notre correspondant à Conakry Mamourou Sonomou