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Douze agents de sécurité suspendus après diffusion d’une vidéo de torture

Mise à jour le 28/04/2016 à 13h45 Publié le 28/04/2016 à 13h24 Par notre correspondant à Conakry Ougna Elie Camara

#Société
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#Guinée : Douze gendarmes et policiers ont été suspendus en Guinée pour «faute lourde». Ils sont soupçonnés d’être impliqués dans les actes de torture infligée à un présumé bandit dont la vidéo a récemment fait le tour des réseaux sociaux.

Les premières sanctions commencent à tomber en Guinée dans l’affaire dite de "torture sur un présumé bandit". Le ministre de la Sécurité et de la protection civile, Me Abdoul Kabèlè Camara, a annoncé, en effet, la suspension de 12 agents de la gendarmerie et de la police.

Cette mesure qui se veut provisoire, en attendant l’approfondissement de l’enquête, concerne de manière précise sept gendarmes et cinq policiers. Ils relèvent tous de la Brigade anti-criminalité 8 de Kakimbo, un quartier de la banlieue de Conakry.

Seul bémol, la décision ministérielle ne précise pas la durée de la suspension. Elle indique toutefois que les agents concernés «percevront la moitié de leurs rémunérations et la totalité des allocations familiales durant la période de suspension».

La diffusion sur internet la semaine dernière d’une vidéo montrant un présumé malfrat, pieds et mains attachés à une barre de fer, la tête en bas, en train de subir un interrogatoire sadique a provoqué une indignation dans le pays et accablé les forces de l’ordre guinéennes.

Le gouvernement a condamné des «actes odieux et barbares» et a promis de mener les enquêtes à l’effet de traduire les auteurs devant la justice, conformément à la Loi.

Le ministre de l’Unité nationale et de la citoyenneté, Kalifa Gassama Diaby, a visité les locaux de cette brigade censée lutter contre le grand banditisme et les crimes organisés. Il a condamné l’utilisation de la torture comme moyen d’extorsion des aveux et appelé les forces de sécurité à cesser de telles pratiques qui donnent à la Guinée l’image peu honorable d’un pays irrespectueux des droits de l’homme.

Le 28/04/2016 Par notre correspondant à Conakry Ougna Elie Camara