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Guinée. Baccalauréat: triche, quand des candidats frustrés séquestrent leurs surveillants

Publié le 12/07/2017 à 17h50 Par notre correspondant à Conakry Mamourou Sonomou

#Société
Candidats en examen

#Guinée : Le baccalauréat unique s’est achevé mardi en Guinée. A Kaloum, centre administratif et des affaires, l’examen a été marqué par un fait inédit : des candidats ont séquestré des surveillants jugés trop sévères. Ceux-ci doivent leur libération à l’intervention de la police.

L’évènement s’est passé dans un centre d’examen du quartier Tombo, dans la commune de Kaloum. Le lundi, après la dernière épreuve de la journée, des candidats de la série Science expérimentale n’étaient pas du tout contents des surveillants. Le tort de ces derniers est de ne pas leur avoir permis de communiquer entre eux pendant le traitement de l’épreuve, autrement dit de tricher. Du coup, pendant que les surveillants ramassaient les copies, ils ont entendu des mots sales lancés à leur endroit par des élèves frustrés.

Dans une des salles, deux surveillants qui ont décidé de répliquer aux injures ont été menacés par des candidats furieux. Les enseignants qui étaient rejoints un peu plus tôt par un superviseur, se sont donc retranchés dans un coin de la salle. Dans la foulée, un étudiant a aussitôt trouvé l’idée de les laisser là et de les enfermer. Il a été suivi par ses camarades.

En réaction, les responsables du centre ont décidé de faire intervenir la police pour libérer les trois personnes séquestrées. Mais cette libération n’a fait que prolonger la pagaille. Les véhicules de certains enseignants ont été endommagés par des jets de pierres.


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Après s’être renseigné sur l’évènement, le ministre de l’Enseignement pré-universitaire a décidé d’avertir les candidats, et les autorités communales de l’Education de Kaloum. Le ministre Ibrahima Khalil Konaté estime qu’on en est arrivé là par la négligence de la directrice communale de l’Education et du chargé des examens.

En ce qui concerne les candidats, le ministre a menacé d’annuler leur candidature en cas de récidive. Konaté a d’ailleurs invité le commissaire central de Kaloum de prendre des dispositions sécuritaires qui s’imposent pour le bon déroulement des épreuves.

La menace du ministre a payé. Ce mercredi, dernier jour de l’examen, tout est plutôt bien passé audit centre. Mais pour Baidy Aribot, un député qui s’est rendu dans ce centre, le baccalauréat de cette année devrait être simplement annulé. Le député croit que les consignes des autorités comme l’interdiction des téléphones portables dans les salles d’examen n’ont pas été respectées. Pourtant, des candidats et surveillants ont été renvoyés de l’examen pour non respect des consignes.

Le 12/07/2017 Par notre correspondant à Conakry Mamourou Sonomou

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