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Mali: la CMA s'empare de Menaka et torpille dangereusement l'accord d'Alger

Mise à jour le 29/07/2017 à 15h54 Publié le 29/07/2017 à 11h05 Par notre correspondant à Bamako Diemba Moussa Konaté

#Politique
Mali: la CMA s'empare de Menaka et fait voler en éclat l'accord d'Alger
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#Mali : La nuit dernière, les rebelles de la CMA ont attaqué violemment la ville de Ménaka qui était entre les mains des combattants du GATIA pro-Bamako, faisant plusieurs dizaines de morts et de nombreux prisonniers. Il ne reste plus rien à l'accord d'Alger et l'escalade pourrait atteindre le centre.

Des dizaines de pickups de la CMA lourdement armés ont cerné vendredi soir la ville de Ménaka au nord du Mali. A la tombée de la nuit vers 20 heures, la CMA a occupé la ville récemment érigée en région. Tous les symboles de l’Etat malien ont été remplacés par ceux des Mouvements de l’Azawad.

A Bamako, aucune déclaration officielle n'a été faite au sujet de cette nouvelle situation, au moment où nous mettons ces informations en ligne. Des sources jointes sur place font état d’un retrait des FAMA (Forces Armées Maliennes) dans le camp de la MINUSMA. Le gouverneur et les administrateurs de la nouvelle région sont en sécurité indiquent les mêmes sources sur place.


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La tension est vive au nord du Mali où le processus issu de l’accord de paix d’Alger est brutalement malmenée,  voire désormais caduc. Cette situation arrive au lendemain des jours de   combats sanglants entre les séparatistes de la CMA et le GATIA  pro-Bamako. Il s'agit de combats qui ont été fatals au GATIA  faisant plus de 30 morts dans ses rangs. Plusieurs de ses combattants ont été emprisonnés et une  trentaine  de véhicules saisis avec armes et bagages.

Le Mali s’enfonce donc encore plus dans l'incertitude, malgré les forces internationales sur son territoire. D’aucun n’exclut pas  une guerre civile doublée de conflit inter-communautaire s’élargissant au centre et au sud du pays.

Cette occupation de Ménaka est  aussi un  pied de nez à la médiation  des religieux avec à sa tête Mahmoud Dicko, président du Haut conseil islamique du Mali. Un autre week-end mouvementé et inquiétant au Mali.  
Le 29/07/2017 Par notre correspondant à Bamako Diemba Moussa Konaté