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Vidéo. Salif Keita demande au président malien de démissionner et charge la France

Mise à jour le 15/11/2019 à 11h49 Publié le 15/11/2019 à 11h25 Par Ismail Traoré

#Politique
Salif Keita
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#Mali : La star malienne de la chanson, Salif Keïta, demande à son "grand-frère", le président Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), de démissionner et accuse la France d'être responsable des massacres de militaires perpétrés récemment et attribués aux djihadistes.

C'est une vidéo qui fera l'effet d'une bombe au Mali où de plus en plus de voix se lèvent pour critiquer l'échec du gouvernement de Ibrahim Boubacar Keïta dans la lutte contre les attaques djihadistes et où beaucoup de personnes n'hésitent plus à critiquer la France, prenant l'ancienne métropole coloniale pour responsable de la situation d'insécurtié que traverse le. 

C'est la première fois que l'auteur du succès planétaire "Nous pas bouger, pas moyen bouger" s'exprime sur la politique malienne. 

La star Salif Keïta n'hésite pas à porter de graves accusations contre la France et contre le président malien qu'il apostrophe par le terme "grand-frère", en signe de respect. 


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"Il faut que je parle. Le Mali avant tout. Il y a trop d'orphelins et de veuves dans les camps militaires", commence-t-il par constater, dans sa vidéo de 4 minutes et 41 secondes, avant de s'attaquer à la France et de demander au chef de l'Etat malien de prendre ses responsabilités.



Selon lui, "il n'y a pas de djihadistes au Mali, c'est une création de la France". 
 
Et d'ajouter en guise de conseil à l'endroit d'IBK, "il craint son fauteuil, il n'est pas Roi, mais un élu. S'il a peur qu'il parte, il est descendant de Soundiata qui lui même a été élu", faisant ainsi allusion à la charte de Kouroufouga datant du 13e siècle. 

Toujours selon lui, IBK "ne doit pas se laisser mener en bateau par un jeune président comme Macron". 

En réalité, il y a un sentiment anti français qui prend de l'ampleur non seulement au Mali, mais aussi dans toute la sous-région ouest-africaine. Beaucoup demandent que la force Barkhane cède la place à la Russie qui a réussi en Syrie, là où Américains et Français se sont enlisés. 
Le 15/11/2019 Par Ismail Traoré