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Vidéo. Négocier ou pas avec les terroristes: le gouvernement face à un dilemne

Mise à jour le 07/02/2020 à 18h25 Publié le 06/02/2020 à 12h42 Par notre correspondant à Bamako Diemba Moussa Konaté

#Politique
Mali: faut-il négocier avec les djihadistes
© Copyright : Le360/Diemba Moussa Konaté

#Mali : L'une des principales recommandations du dialogue national inclusif organisé au Mali est d'ouvrir enfin des négociations avec les chefs terroristes les plus controversés. deux personnalités de la société civile ont accepté de donner leur avis sur la question.


Les autorités maliennes viennent de tenir le dialogue national inclusif qui a réuni toutes les couches sociales, de même que les différentes confessions religieuses. Il ressort des conclusions de ce dialogue, une recommandation de taille, celle de négocier avec Iyad Ag Agaly et Amadou Kouffa, à la tête des deux groupes les plus violents, auteurs d'attaques régulières contre les forces maliennes.

L’autre constat est que deux ans après la signature de l’Accord d'Alger pour la paix et la réconciliation nationale, la situation sécuritaire reste préoccupante au nord, tout comme au centre du pays.

Dans ces deux régions, les attaques se multiplient contre les populations civiles, les citoyens sont harcelés et dépouillés de leurs biens, s'ils ne sont pas tués. Les violences ethniques dues aux représailles sont légion.


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Les positions des Forces armées maliennes (Fama) font l'objet d'attaques permanentes. Les soldats sont tués dans des conditions atroces. Les forces étrangères ne sont pas aussi épargnées. Régulièrement des cortèges de véhicules sautent sur des engins explosifs. Les autorités administratives sont pointées du doigt. 

Les deux grandes figures de l’extrémisme religieux, Amadou Kouffa et son mentor Iyad Ag Agaly, à la tête du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM) doivent-ils être approchés pour les amener à la table des négociations? Malgré la délicatesse de la question, beaucoup estiment que sans solution politique, cette situation d'insécurité est faite pour perdurer. 


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Mais, d'aucuns refusent que les crimes commis restent impunis. Un vrai casse-tête pour le gouvernement malien.


 

Le 06/02/2020 Par notre correspondant à Bamako Diemba Moussa Konaté