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Mali: "Je retourne à la mosquée", annonce l'influent imam Dicko qui a contribué à la chute du président Keïta

Mise à jour le 22/08/2020 à 15h54 Publié le 22/08/2020 à 08h16 Par Le360 Afrique - Afp

#Politique
Mahmoud Dicko
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#Mali : "Je retourne à la mosquée, je suis un imam", a déclaré vendredi l'imam Mahmoud Dicko, figure morale de l'opposition au Mali, en "remerciant" les militaires qui ont renversé le président Ibrahim Boubacar Keïta et en appelant à "chasser les démons de la division".

"Je remercie les militaires. Le peuple, l'Afrique et le monde les observent. Qu'il respectent leur engagement, qu’ils soient dignes", a ajouté l'influent chef religieux devant des milliers de manifestants rassemblés à Bamako pour célébrer la chute du président Keïta, dit "IBK".

Le rôle de l'imam Dicko a été crucial dans la mobilisation contre le président "IBK", finalement chassé du pouvoir mardi par un coup d'Etat militaire condamné par la communauté internationale mais salué par l'opposition malienne.


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La junte a annoncé qu'elle mettrait en place rapidement une transition politique, en accord avec les forces politiques et sociales.

"Je suis imam et je reste imam. Je retourne à la mosquée", a ajouté l'imam Dicko, qui a néanmoins expliqué qu'il était de son devoir de "dire certaines choses", laissant entendre qu'il continuerait à exercer une influence sans toutefois s'impliquer directement dans l'action politique.


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"Je veux réconcilier tous les Maliens de Kayes (Ouest) à Kidal (Nord-Est)", a-t-il dit, en réprouvant tout sentiment de vengeance.

"Je vous demande de pardonner mon grand frère IBK. Nous n'avions pas souhaité qu'il sorte de cette façon", a-t-il lancé à la foule.

"Nous devrons nous donner la main pour faire face aux défis actuels. Le Mali, c'est une seule famille", a ajouté le chef religieux, en demandant notamment aux communautés dogon et peul, qui se déchirent depuis des années dans le centre du pays, de mettre fin au cycle de violences.
Le 22/08/2020 Par Le360 Afrique - Afp