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Vidéo. Mali: quand les boulangers tentent, sans succès, de s'opposer aux livreurs de pain à moto

Mise à jour le 19/01/2020 à 16h31 Publié le 19/01/2020 à 16h11 Par notre correspondant à Bamako Diemba Moussa Konaté

#Société
Mali: polémique sur la distribution du pain
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#Mali : La distribution du pain à Bamako se fait en grande majorité par des livreurs à moto. Une pratique loin de respecter les conditions d’hygiènes les plus élémentaires, pour un produit très prisé. Les boulangers, eux, sont indignés, mais la pratique persiste.

Les boulangers de Bamako n’ont de cesse de dénoncer le mode de distribution du pain par les livreurs à moto.

Toutefois, cette pratique perdure depuis des années, en dépit de ses conditions d’hygiène déplorables, dans cette ville très poussiéreuse qu’est la capitale malienne.

Les mauvaises conditions dans lesquelles sont transportées les miches de pain se répercutent naturellement sur la qualité de ce produit de base, vendu dans des conditions d'hygiène douteuses à des boutiquiers, quant à eux chargés de sa revente au détail.

La situation est persistante, malgré la vive opposition de nombreux boulangers de Bamako, qui doivent faire face à la concurrence féroce que leur livrent ces boutiquiers, de plus en plus nombreux dans la capitale malienne.

Pour beaucoup, ces boutiquiers relèguent la question de l'hygiène, pourtant fondamentale,  au second plan.

De plus, les boulangers n’ont pas pu mettre en place des moyens alternatifs de distribution du pain dans la capitale.


LIRE AUSSI: Mali: les boulangers en guerre contre les livreurs de pain à moto


Il y a trois ans, en 2016, les boulangers dénonçaient déjà cette pratique très répandue de la livraison du pain à moto.

Le syndicat des boulangers du Mali avait alors demandé aux Bamakois de n'acheter leur pain que dans les boulangeries, une recommandation qui n’avait pas eu d’impact sur l'activité des livreurs à moto, car ceux-ci jouent sur la proximité.

A bord de leur moto, les livreurs de pain de bamako ont encore de beaux jours devant eux.




Le 19/01/2020 Par notre correspondant à Bamako Diemba Moussa Konaté

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