Fermer

Vidéo. Mali: la désertion des centres de santé à cause du Covid-19 suscite l'inquiétude

Mise à jour le 28/05/2020 à 17h53 Publié le 27/05/2020 à 15h13 Par notre correspondant à Bamako Diemba Moussa Konaté

#Société
Mali. Les centres de santé désertés suscitent l'inquiétude
© Copyright : Le360/Diemba Moussa Konaté

#Mali : Craignant d'attraper le nouveau coronavirus dans les structures sanitaires du pays, beaucoup de malades ne veulent plus les fréquenter. Un état de fait qui risque de faire beaucoup plus de victimes que la pandémie.


Alors que les centres de santé communautaires constituent un maillon essentiel du dispositif sanitaire en Afrique subsaharienne, beaucoup d'entre eux sont malheureusement victimes du nouveau coronavirus. C'est particulièrement le cas au Mali, au point d'inquiéter le personnel de santé, mais aussi l'ensemble des autorités sanitaires. 

A Bamako, beaucoup de personnes souffrant d'autres maladies évoquent le risque d'infection au nouveau coronavirus. Des craintes que les médecins trouvent exagérées, puisque les dispositions nécessaires sont prises pour éviter que les structures sanitaires ne soient des sources de propagation de l'épidémie. 


>>>LIRE AUSSI: Cameroun: les cliniques privées sommées de libérer les malades de coronavirus

Pour le moment, le Mali résiste tant bien que mal au Covid-19. Le pays ne compte qu'un millier de cas confirmés de contamination au nouveau coronavirus, dont 70 victimes et 617 guérisons. 

Néanmoins, la crainte demeure au sein de la population et faute d'aller se faire soigner, des malades pourraient voir leur santé se détériorer dangereusement, jusqu'à en mourir.  

En effet, dans tous les pays où les malades atteints d'autres pathologies refusent de se rendre à l'hôpital, les décès pour des causes autres que le Covid-19 ont dépassé la moyenne des années précédentes. En Italie, où la Sécurité sociale dispose de statistiques fiables, on dénombre (en écartant les 32.000 décès dus à la pandémie de Covid-19) 20.000 décès de plus que la moyenne enregistrée pour les années 2019 ou 2018. 

 

Le 27/05/2020 Par notre correspondant à Bamako Diemba Moussa Konaté