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Union Africaine: Alpha Condé choisit Addis-Abeba pour le 29e sommet

Mise à jour le 28/04/2017 à 10h16 Publié le 28/04/2017 à 10h14 Par notre correspondant à Conakry Mamourou Sonomou

#Politique
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#Maroc : Lors de la rencontre en début de semaine à Conakry, le trio Alpha Condé, Idris Déby, Paul Kagamé a aussi évoqué le 29ème sommet de l'Union Africaine. Alpha Condé, le président en exercice de l'organisation, veut qu'il se tienne à Addis-Abeba et non à Conakry.

Lundi, alors qu'ils délibéraient sur le rapport  sur la réforme institutionnelle de l'Union africaine, Alpha Condé et ses deux homologues, Paul Kagamé et Idriss Déby Itno se sont aussi penché sur le 29e sommet de l'Union Africaine, prévu en début juillet prochain. Le chef de l'Etat guinéen, également président en exercice de l'organisation, a préféré le siège de l'UA au lieu de Conakry, sa capitale.

Alpha Condé ne croit-il pas à la capacité de Conakry à accueillir une telle rencontre ? Pourtant, de retour en Guinée après sa  désignation à la tête de l'institution, le président guinéen avait appelé ses compatriotes à transformer Conakry en vue des nombreuses rencontres qu'elle abriterait.


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De toute façon, le président guinéen a toujours affirmé que "Conakry n'est pas une ville". D'ailleurs, le gouvernement a signé un accord avec une société singapourienne pour la construction d'une nouvelle Conakry. Le Maroc, partenaire de la Guinée, s'est impliqué dans ce projet phare d'Alpha Condé en signant en février dernier une convention relative à la mise à niveau de la capitale guinéenne.

Conakry connaît certes un boom hôtelier depuis 2013, mais la capitale reste délabrée, engorgée et désorganisée. L'insalubrité défie les efforts publics et le gouvernement peine à refaire les voiries dont la plupart ont été construites sous les deux précédents régimes.


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A Addis-Abeba, l'autonomie financière de l'institution sera le principal sujet à l'ordre du jour. Alpha Condé, mais aussi Paul Kagamé qui s'est entouré d'un think-tank de choc composé de neuf experts pour reformer l'institution, insiste sur cette autonomie financière. Les deux présidents affichent une ferme volonté à inverser la forte dépendance de l'UA vis-à-vis des Occidentaux qui financent l'institution à hauteur de 70 %, notamment l'Union Européenne, principal contributeur.
Le 28/04/2017 Par notre correspondant à Conakry Mamourou Sonomou

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