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Mondial 2018: ces dernières minutes fatales aux Africains

Mise à jour le 19/06/2018 à 12h26 Publié le 19/06/2018 à 11h55 Par notre correspondant à Nouakchott Cheikh Sidya

#Sports
Tunisie-angleterre
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#Maroc : Les dernières minutes ont été fatales aux équipes africaines en ce début du Mondial russe, notamment celles de l'Afrique du Nord. Malheureusement, ce n'est pas le seul point faible des représentants du continent au Mondial russe.

Lundi 18 juin, Harry Kane, sociétaire du club de Tottenham, marque de la tête un deuxième but à la 90e minute+1 et donne la victoire à l’Angleterre face à la Tunisie sur un score de 2-1 (Groupe G).

Vendredi 15 juin, première journée du Groupe B: les Lions de l’Atlas du Maroc, dominent largement l’équipe d’Iran. Entré quelques minutes plus tôt, l’attaquant Aziz Bouhaddouz, marque contre son camp dans les ultimes secondes des arrêts de jeu en détournant malencontreusement de la tête un coup franc adverse.


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Quelques heures plus tôt, ce sont les pharaons d’Egypte, privés de leur patron, Mohamed Salah, qui tombaient dans un piège similaire en concédant un but à la dernière minute sur une tête du défenseur central José Maria Gimenez, après avoir résisté pendant toute la rencontre à la furia offensive des Suarez et Cavani, soutenus par les montées incessantes de Diego Godin et des autres.

Ainsi, les dernières minutes ont toujours été fatales aux équipes africaines depuis le début de cette 21e édition de la Coupe du Monde en Russie.

Au-delà de ce constat lié au temps, qui pourrait avoir une dimension au niveau psychologique et de la concentration, il apparaît un autre facteur technique: tous ces buts ont été concédés de la même façon: sur un tir franc. C'est dire que les équipes africaines ont comme talon d'Achille commun les coups de pieds arrêtés.


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Invité à se prononcer sur cette série noire, Pape Seck, l’un des joueurs les plus doués de l’histoire de la Mauritanie, international des années 1980, devenu entraîneur, déplore «un manque de concentration de la part des Africains. Une absence coupable, car dans le marquage Il faut toujours aller jusqu’au bout. Ce fait est particulièrement patent dans le cas de la Tunisie, avec un défenseur qui s’est arrêté au dernier moment. Le Marocain, qui est en fait un attaquant, était mal positionné et a défendu en reculant, envoyant dans son but un ballon qui avait toutes les chances d’aller dans le décor. Ces remarques valables sont également pour le joueur nigérian qui a marqué contre son camp».
Le 19/06/2018 Par notre correspondant à Nouakchott Cheikh Sidya