Tunisie. Carthage Cement: un cimentier marocain parmi les 6 candidats retenus

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Le 20/03/2018 à 14h20, mis à jour le 20/03/2018 à 14h22

L’Omnium des industries et de la promotion (OIP) de l’homme d’affaires marocain Anas Sefrioui figure parmi les 6 prétendants à la reprise de 50,52% de la société Carthage Cement.

Parmi les quatorze prétendants ayant retiré les dossiers relatifs au processus de cession de 50,52% du capital de Carthage Cement par l’Etat tunisien, six ont déposé des offres de préqualification. Il s’agit d’Omnium des industries et de la promotion (Maroc), du consortium Companhia general de cal et cemento (Secil, Portugal), de la Société des ciments de Gabes (Tunisie), d'Eurocem Ltd (Malte), du consortium Asamer Kurt-Petech-Melton entreprises Ltd (Autriche et Chypre) et de Cemolins international (Espagne).

L’Omnium des industries et de la promotion (OIP) est dirigé par l’homme d’affaires marocain Anas Sefrioui qui est aussi très présent dans le secteur du ciment aussi bien Maroc, à travers Ciments de l’Atlas, qu’au niveau du continent africain avec sa filiale africaine, les Ciments de l’Afrique (CIMAF), devenue un acteur de référence des matériaux de construction en Afrique. Lancé en 2012, CIMAF est aujourd’hui implanté dans douze pays africains avec plus d’une quinzaine d’unités industrielles.

Au cas où l’homme d’affaires arriverait à s’adjuger Carthage Cement, cela lui permettrait d’étendre son réseau d’implantation au sein du continent et au Maghreb.

La société Carthage Cement est une entreprise publique de production de ciment, granulats et béton. Elle dispose d’une capacité de production annuelle de 2,2 millions de tonnes.

Implantée dans le sud-est de la Tunisie, elle exploite deux carrières couvrant une superficie globale de 360 hectares. Elle contrôle environ 20% de part de marché en Tunisie. Toutefois, ce marché est presque saturé avec une consommation qui tourne autour de 7 millions de tonnes pour une capacité totale installée d’environ 11,5 millions de tonnes. Si le marché tunisien demeure étroit, Carthage Cement offre des opportunités.

Cette cession marque la volonté de l’Etat tunisien de céder ses parts à un investisseur stratégique à même de développer la compagnie. 

Par Karim Zeidane
Le 20/03/2018 à 14h20, mis à jour le 20/03/2018 à 14h22