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RÉTRO 2017, une année d'horreur pour les Casques bleus

Mise à jour le 22/12/2017 à 12h28 Publié le 22/12/2017 à 12h14 Par notre correspondant à Nouakchott Cheikh Sidya

#Politique
casques bleus marocains
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#Maroc : 2017 aura été une véritable année de feu et de sang, marquée par des attaques terroristes contre les Casques bleus des Nations Unies (ONU) déployés sur divers théâtres d'opérations en Afrique. Le contingent Marocain compte 7 morts au sein de la Minusca.

2017 restera une année noire chez les Casques bleus déployés un peu partout au sein des pays du continent africain, théatre de conflits et de guerres civiles.

De tous ces conflits, guerres civils et luttes contre le terrorisme, c'est certainement la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unis pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), en place depuis son déploiement en 2013, qui a enregistré le plus lourd tribu, avec des pertes en vies humaines de 150 Casques bleus, et une année 2017 particulièrement meurtrière.

C'est le contingent tchadien qui a enregistré le plus de pertes avec des dizaines de soldats tués au nord du Mali dans des attaques contres des groupes terroristes. La Guinée aussi a perdu 4 soldats cette année portant à 13 le nombre de casques bleus guinéens tombés au Mali.

Mais au-delà du cas malien, ce sont tous les contingents de l’organisation mondiale déployés sur différents théâtres d’opérations en Afrique qui sont touchés.


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A ce titre, on peut citer la République démocratique du Congo (RD. Congo) et la République Centrafricaine (RCA), théâtres sur lesquels des Casques bleus subissent des attentats de la part de groupuscules armés, avec un bilan de plusieurs dizaines de victimes.

Ces jours-ci, c'est le contingent tanzanien déployé dans le cadre de la Mission de l’organisation des Nations Unies au Congo (MONUSCO) qui était la cible d'une attaque meurtrière avec la mort de 14 casques bleus. Les assaillants qui portaient des uniformes semblables à celles des Forces armées congolaises (FARDC), étaient dotés d’un arsenal impressionnant et d’une importante force de frappe qui a mis en déroute les soldats de l’ONU.

Le chapelet des horreurs continue avec d’autres rappels, notamment la mort de 2 Casques bleus du contingent marocain de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA), victimes d’une attaque attribuée à des éléments présumés anti-balakas, dans la ville de Bangassou (700 kilomètres au Sud de Bangui), fin juin.

Trois autres militaires marocains avaient été tués en juillet dans des conditions presque similaires au cours d’une mission de ravitaillement humanitaire, toujours dans le sud de la RCA.
En tout, le contingent marocain de la Munisca a perdu 7 soldats au titre de l'année en cours en Centrafrique.


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Plus récemment encore, c’est le contingent mauritanien de la même force onusienne qui a fait l’objet d’une attaque, avec un bilan d’un soldat tué et trois blessés.
A chaque attentat, la mission onusienne rappelle que ces faits constituent des crimes passibles de poursuites devant les juridictions pénales internationales.

Cependant, rien n’arrête la main des groupuscules terroristes: les cérémonies d’hommage et prières aux morts devant les dépouilles des soldats de la paix tombés sur le champ d’honneur se poursuivent au grand désarroi des veuves, orphelins et tous ceux qui sont épris de paix de justice.

Le 22/12/2017 Par notre correspondant à Nouakchott Cheikh Sidya