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Mauritanie: Visite fructueuse du Commandant en Chef du G5 Sahel, le malien Didier Dacko

Mise à jour le 04/02/2018 à 13h29 Publié le 04/02/2018 à 13h29 Par notre correspondant à Nouakchott Cheikh Sidya

#Politique
Visite Commandant Didier Dacko
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#Mauritanie : Le commandant de la Force conjointe du G5 Sahel, le général Didier Dacko, vient d'achever une mission de travail en Mauritanien. Les résultats de cette visite semblent avoir fait bouger les lignes dans le processus de mise en place de la brigade antiterroriste.


Le Commandant en chef de la Force conjointe du G5 Sahel, le général Didier Dacko, de nationalité malienne, a effectué une visite de travail en Mauritanie du 28 janvier au 1er février. Une mission fructueuse au terme de laquelle les lignes semblent avoir bougé dans le cadre du processus d’opérationnalisation de cette brigade commune au  Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad, et dont la structure de commandement est installée dans le centre du Mali.

Ainsi, pendant sa présence à Nouakchott, le général  Dacko  a été reçu en audience  par les hautes autorités politiques, militaires et sécuritaires du pays. Il a notamment eu des séances de travail avec le chef d’état-major général des armées (CEMGA), le général de division Mohamed Ould Cheikh Mohamed Ahmed, plus connu sous le nom de Ghazwani.

C’est au terme de cette mission que la désignation des  officiers  chargés du commandement du fuseau Ouest-situé en territoire mauritanien dans la localité de Nbeikit (frontalière du Mali)-a été révélée par des sources militaires à Nouakchott. Ainsi, ce fuseau est placé  sous le commandement du colonel  Salem Vall Ould Isselmou. Quant au bataillon mauritanien du G5 Sahel, il est sera commandé par le colonel  Mohamed Cheikh Ould Khreive.

Accusée «de traîner les pieds», Nouakchott prend  ainsi les premières mesures concrètes  au sujet de la mise en place de la brigade antiterroriste du G5 Sahel, au moment où cette force  termine sa deuxième opération qui avait été lancée le 15 janvier dernier, avec l’appui du dispositif français «Barkhane».

Cette deuxième opération de la Force conjointe du G5 Sahel  intervient après une série de rencontres des décideurs politiques dans l’objectif de mobiliser des fonds, ce nerf incontournable de la guerre. Au cours des derniers jours, de nombreuses attaques terroristes ont été menées en territoire malien avec un bilan de plusieurs dizaines de morts. La crainte d’un effondrement de l’Etat ou d’une partition de ce pays est même nourrie par de nombreux observateurs.

La dernière réunion en date portant sur le processus de financement du G5 Sahel  avait été organisée à Paris à la mi-janvier, en présence de la ministre française de la défense, Mme Laurence Parly et de ses homologues des 5 pays du Sahel. Le bilan de la mobilisation des fonds en faveur de cette force s’établit ainsi: les pays membres devraient verser chacun 8 millions d’euros, la France 10 millions d’euros, l’Union européenne (UE) 50 millions d’euros, l’Arabie Saoudite s’est engagée pour 100 millions de dollars, les Emirats Arabes Unis (EAU) pour 30 millions de dollars… Une table ronde des donateurs est prévue dans le courant du mois de février.
Le 04/02/2018 Par notre correspondant à Nouakchott Cheikh Sidya

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