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Force G5 Sahel: l'Union européenne accorde une aide additionnelle de 138 millions d'euros

Mise à jour le 10/07/2019 à 10h58 Publié le 10/07/2019 à 10h53 Par Le360 Afrique - Afp

#Politique
Force G5 Sahel
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#Mauritanie : L’Union européenne va accorder une aide supplémentaire de 138 millions d’euros pour le financement de la force conjointe du G5 Sahel (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger et Tchad). L'annonce a été faite par la Haute représentante de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité.

“L’Union européenne appuiera la Force conjointe, y compris sa composante police, à hauteur de 138 millions d’euros additionnels, en plus de ce que nous avons déjà contribué”, a déclaré Mme Mogherini, Haute représentante de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité.

“Nous avons décidé de consolider le partenariat sur la base des priorités suivantes : l’appropriation par les cinq pays du G5 Sahel notamment à travers une coordination renforcée par le Secrétariat Permanent,  la définition d’un cadre d’action intégré en matière de sécurité et de développement et l’identification de zones prioritaires sur lesquelles seront  concentrés les efforts des parties”, a-t-elle expliqué.

Les deux parties (UE et G5 Sahel) ont également convenu “d’innover dans les modalités de mise en œuvre de l’aide, tant dans le domaine de l’appui à la Force conjointe que dans les actions de développement pour répondre rapidement aux attentes de la population”, a-t-elle ajouté.


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Mme Mogherini s’exprimait à l’issue d’une audience avec le président burkinabé Roch Marc Christian Kaboré, aux côtés des ministres des affaires étrangères des pays membres du G5 Sahel réunis à Ouagadougou lors de la 5ème réunion interministérielle.

Selon un communiqué à l’issue de cette réunion, l’UE et le G5 Sahel ont lors de ces travaux réaffirmé leur “détermination à œuvrer pour l’opérationnalisation de la Force conjointe, y compris sa composante police, et la mise en œuvre du cadre de conformité des droits de l’homme et du droit international humanitaire”.

Ceci “au regard de la situation sécuritaire, caractérisée par la recrudescence des attaques par des groupes armés terroristes, des violences perpétrées par des groupes dits d’autodéfense et par des tensions intercommunautaires récurrentes”, souligne le texte.


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Les deux parties ont appelé à “une réaction déterminée et concertée des Etats concernés, soutenue par les acteurs régionaux et l’Union européenne afin de prévenir et circonscrire tout risque d’escalade et de déstabilisation de la région”.

“Nous avons évoqué la nécessité d’un comportement exemplaire des forces de sécurité et de défense et la nécessité d’avoir des enquêtes pour chaque incident”, a souligné Mme Mogherini.

Les deux parties “ont réitéré leur volonté de tout mettre en œuvre pour améliorer la coordination entre la Force Conjointe, les Forces de défense et de sécurité nationales et les partenaires internationaux” , a-t-elle conclu.

Le 10/07/2019 Par Le360 Afrique - Afp