Fermer

Mauritanie: un trou d’un milliard d’ouguiyas à la filiale de la Qatar National Bank

Mise à jour le 15/07/2020 à 17h56 Publié le 15/07/2020 à 16h25 Par notre correspondant à Nouakchott Cheikh Sidya

#Economie
QNB

Siège de Qatar National Bank (QNB) à Doha.

© Copyright : DR

#Mauritanie : Un détournement d'un montant de un milliard d'ouguiyas anciens, environ 2,7 millions de dollars, a été signalé au niveau de la National Qatari Bank. Après celui de la Banque centrale de Mauritanie, ce nouveau détournement ternit un peu plus l'image du système financier du pays.

Tout est à l’arrêt à la filiale mauritanienne de National Qatari Bank (QNB), après la découverte d’un important trou évalué autour d’un milliard d’anciens ouguiyas, soit 2,7 millions de dollars. La nouvelle rapportée par la presse locale est abondamment commentée sur les réseaux sociaux depuis hier après-midi.

Citant des sources bien informées, le site Sahara Médias annonce «la disparition d’importants montants. L’institution qatarie a signalé ces faits à la Banque centrale de Mauritanie et a demandé l’arrêt de toutes les opérations de dépôt et retrait sur son compte auprès de celle-ci, en attendant que toute la lumière soit faite sur cette affaire».


LIRE AUSSI: Mauritanie: un million de dollars disparaissent mystérieusement des caisses de la Banque centrale


La filiale de la QNB à Nouakchott «avait déjà licencié le directeur pour des raisons de divergences au sujet de certaines questions administratives internes», signale le même site.

Ce nouveau détournement présumé, dans la filiale de la QNB, est révélé moins de 3 semaines après la découverte d’importantes soustractions à la Banque centrale de Mauritanie (BCM), dont le montant global est estimé entre 1 et 2,4 millions de dollars, avec un recours à la contre façon de devises étrangères.

Ces deux faits sans rapport connu, ni présumé pour le moment, envoient de mauvais signaux aux potentiels investisseurs, estiment les observateurs.


LIRE AUSSI: Mauritanie. Blanchiment d'argent: création d’un Club des responsables de conformité des banques


La découverte de ces détournements intervient dans un climat politique tendu entre le pouvoir de Mohamed Cheikh El Ghouzouani, aux commandes depuis le 1er août 2019, et le camp de son prédécesseur, Mohamed ould Abdel Aziz, qui pourrait bien avoir conservé une réelle capacité de nuisance.

En effet, Aziz a été le patron absolu de la haute administration pendant 11 ans et a tissé sa toile, en plaçant ses hommes partout.
Le 15/07/2020 Par notre correspondant à Nouakchott Cheikh Sidya