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Mauritanie: libération de plus d'une centaine de pêcheurs sénégalais

Mise à jour le 07/02/2017 à 19h15 Publié le 07/02/2017 à 18h59 Par notre correspondant à Nouakchott Cheikh Sidya

#Politique
pêche artisanale
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#Mauritanie : Plus d’une centaine de pirogues sénégalaises et leurs occupants on été libérés par les autorités mauritaniennes. Ces embarcations devront rentrer au Sénégal. Quant au problème des pêcheurs sénégalais exerçant en Mauritanie, il reste encore non résolu.

Les négociations entre les autorités mauritaniennes et sénégalaises ont eu comme premier résultat, la libération d’une centaine de pirogues sénégalaises arraisonnées au cours de ces dernières semaines et de leurs occupants. Ces pêcheurs étaient entrés illégalement dans les eaux maritimes mauritaniennes alors que l’accord de pêche entre les deux pays a expiré depuis plusieurs mois.

Outre les tirs des gardes-côtes mauritaniens contre les pêcheurs sénégalais qui pêchent illégalement dans les eaux mauritaniennes, les autorités de Nouakchott ont procédé ces derniers jours à la saisie de plusieurs pirogues et à l'arrestation de leurs occupants qui pêchaient illégalement en Mauritanie.


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Pour calmer la situation et renouer le dialogue sur cette épineuse question, Dakar a dépêché une délégation officielle à Nouakchott pour discuter avec les autorités mauritaniennes. La libération des embarcations de pêche et de leurs occupants est intervenue 24 heures après le début des négociations entre les deux parties.

Toutefois, les pêcheurs sénégalais et leurs embarcations ne sont pas autorisés à pêcher dans les eaux mauritaniennes, mais simplement à rentrer au Sénégal, et ce jusqu’à ce que les deux deux parties trouvent un terrain d’entente sur un accord de pêche. A ce titre, il faut rappeler que le gouvernement mauritanien applique depuis l’année dernière une nouvelle législation sur le secteur de la pêche qui impose un débarquement intégral de toutes les captures en Mauritanie. Ce que les pêcheurs sénégalais refusent jusqu’à présent de faire. 

Concernant l’autre question liée à la pêche et qui envenime les relations entre les deux pays, le problème reste entier. «La question de la main-d’œuvre sénégalaise employée dans des embarcations battant pavillon mauritanien et dont la solution avait été promise hier, reste entière, du fait qu’un important décideur était absent de Nouakchott», confie à le360 Afrique un acteur de la filière de la pêche artisanale. Il fait certainement allusion à l’absence du président mauritanien, parti assister au sommet du G5 Sahel qui se déroule au Mali. Avec la fin de cette réunion, le ministre des Affaires étrangères du Sénégal, Mankeur Ndiaye devrait faire le déplacement à Nouakchott.


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En attendant qu’une solution soit trouvée au problème des pécheurs sénégalais travaillant en Mauritanie, plusieurs centaines de pirogues de pêche artisanales mauritaniennes restent à quai, faute de pêcheurs. Une situation qui perdure depuis le 25 janvier dernier, date à laquelle les autorités de Nouakchott ont subitement activé une loi de 2012 réservant la priorité des emplois du secteur de la pêche aux Mauritaniens. Seulement, la main-d’œuvre mauritanienne exerçant au niveau du secteur de la pêche est très insuffisante. Du coup, des centaines d’embarcations ne prennent pas le large faute de main-d’œuvre et le risque d’une pénurie de poissons commence à inquiéter les Nouakchottois.
Le 07/02/2017 Par notre correspondant à Nouakchott Cheikh Sidya