Fermer

Mauritanie. Safra: Selibaby va accueillir 1.000 jeunes d'Afrique de l'Ouest

Publié le 14/12/2017 à 16h02 Par notre correspondant à Nouakchott Cheikh Sidya

#Politique
SAFRA

La 26e édition de la Safra s'est tenue à Tambacounda au Sénégal.

#Mauritanie : La ville mauritanienne de Selibaby abrite la 28e édition de la Semaine de l'amitié et de la fraternité (Safra), regroupant 1.000 jeunes de la sous-région d'Afrique de l'Ouest, du 23 au 30 décembre.

Après Gabou en Guinée Bissau en décembre 2016, la ville mauritanienne de Selibaby abritera la 27e édition de la Semaine de l’amitié et de la fraternité (Safra) du 23 au 30 décembre.

L’édition 2017 sera axée sur le thème de l’emploi des jeunes. Un choix pertinent de l’avis de nombreux spécialistes. Le continent africain compte en effet la population la plus jeune du monde, avec 200 millions d’individus entre 15 et 24 ans, qui représentent 20% de la population totale et 60% des chômeurs. Ce qui démontre le caractère crucial de la problématique de l’emploi.

Ainsi, 1.000 jeunes issus des villes de Selibaby, Kayes au Mali, Tambacounda au Sénégal, Bassé en Gambie, Gabou en Guinée Bissau et Boké en Guinée Conakry, prendront part à cette édition.


LIRE AUSSI: Mauritanie: éleveurs transhumants d’Afrique de l’ouest en conclave à Abidjan


Au menu de la Safra 2017, «de nombreuses manifestations culturelles, sociales, sportives» mais aussi des débats à forte teneur économique qui porteront notamment sur «les énormes potentialités pays/frontière au plan des activités agricoles, de l’élevage et de diverses autres activités génératrices de revenus», explique une source proche de l’organisation. Au programme figure également une foire des femmes de la Safra.

L’organisation de la Safra s’inscrit dans le concept «Pays/Frontière», lequel est très important dans le processus d’intégration sous-régionale en Afrique de l’Ouest, estiment les spécialistes. Il s’agit d’une politique de regroupement des populations frontalières dans le but de faire tomber les barrières érigées par les administrations coloniales. Une action qui se traduit par la réalisation d’objectifs communs de développement au niveau de la base.

Cette philosophie est à l’origine de la création à une échelle plus élevée d'ensembles sous-régionaux comme la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). D'ailleurs, une des résolutions de l’édition de Gabou, organisée en décembre 2016, recommandait le retour de la Mauritanie au sein de la CEDEAO.

      
Le 14/12/2017 Par notre correspondant à Nouakchott Cheikh Sidya