Fermer

Mauritanie: les organisations des Droits de l'Homme appellent à la fin des arrestations arbitraires

Mise à jour le 06/07/2019 à 12h39 Publié le 06/07/2019 à 12h39 Par notre correspondant à Nouakchott Cheikh Sidya

#Politique
Mauritanie: le FONADH appelle à la fin des arrestations arbitraires

Plusieurs militants de l'Initiative pour la résurgence anti-esclavagiste (IRA) ont été arrêtés.

© Copyright : DR

#Mauritanie : Attendue comme un tournant démocratique en Mauritanie, grâce à une alternance dans un pays dont l’histoire est hantée par les coups d’Etat militaires et révolutions de palais, l’élection du 22 juin a débouché plutôt sur un climat politique délétère marqué par des arrestations arbitraires.


Ainsi, le  Forum National des Organisations de Droits Humains (Fonadh), un collectif d’une vingtaine d’ONG, appelle les autorités mauritaniennes «à mettre fin aux arrestations arbitraires» notées depuis la fin de l’élection présidentielle du 22 juin 2019, dans une déclaration rendue publique vendredi 5 juillet.

Ces arrestations  ont eu pour théâtre à la fois "Nouakchott et les régions", signale le Fonadh. "Elles  ont touché des militants de droits humains, des journalistes, des hommes politiques et des immigrés venus des pays de la sous-région, notamment le Sénégal, le Mali, la Côte d’Ivoire, la Gambie et la Guinée Conakry, tous arrêtés à leurs domiciles", signale la déclaration.


>>>LIRE AUSSI: Vidéo. Mauritanie: l’opposition refuse de reconnaître l'élection de Ghazouani

"Certains de ces détenus ont été libérés sans qu’ils ne sachent les motifs de leur arrestation. Ce qui est contraire aux lois. Ce climat de violations systématiques et ciblées des droits de l’homme et des libertés est incompréhensible et inadmissible. Le Fonadh attire l’attention de l’opinion nationale et internationale sur la gravité d’une telle situation et des risques des dérapages".

Parmi les personnes arrêtées ces derniers jours, on note Samba Thiam, leader des Forces progressistes pour le changement (FPC-ex FLAM), Camara Seydi Moussa (journaliste)-tous 2 libérés) et Mohamed ould Wedia, journaliste proche de la mouvance islamiste (encore détenu).


>>>LIRE AUSSI: Mauritanie: la presse se mobilise en faveur du journaliste Ahmedou ould Wedia

Par ailleurs, rappelle-t-on, dans la foulée de la contestation des résultats du scrutin du 22 juin, proclamant vainqueur au premier tour  Mohamed Cheikh Ahmed Mohamed Ghazouani, candidat de la majorité, ancien chef d’état major, ex-ministre de la Défense et compagnon du président Mohamed ould Abdel Aziz depuis une quarantaine d’années,  les autorités de Nouakchott avaient ordonné la coupure d’Internet pendant une dizaine de jours pour "éviter la propagation des messages de haine".
Le 06/07/2019 Par notre correspondant à Nouakchott Cheikh Sidya