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Mauritanie: une Coordination des associations culturelle pour l’officialisation des langues nationales

Mise à jour le 11/02/2020 à 10h19 Publié le 11/02/2020 à 10h16 Par notre correspondant à Nouakchott Cheikh Sidya

#Politique
Guerre des langues
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#Mauritanie : La Coordination des associations culturelles pulaar, soninké et wolof (ARPRIM, APCLS et APROLAWO) en Mauritanie, plaide en faveur de l’officialisation et de l’introduction dans le système éducatif, des langues nationales peul, soninké et wolof, dans une déclaration rendue publique lundi.

Une telle option «permettrait à chaque citoyen de s’épanouir et se réaliser pleinement, dans le respect de la diversité nationale», estiment les auteurs de la déclaration conjointe.

Abordant l’actualité, le document dont les auteurs «suivent avec intérêt, la polémique autour de l’usage des langues à l’Assemblée nationale, rappelle la lutte pour la reconnaissance pleine et entière de celles-ci à travers leur usage dans tous les rouages de l’Etat Ainsi, leur introduction dans les débats au parlement par la création d’une traduction systématique entre ces langues et l’arabe,  apparaît comme une avancée majeure».


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Toutefois, la coordination «déplore la portée limitée de la mesure, du fait qu’aucune traduction n’est prévue entre le pulaar, le soninké et le wolof. En outre, les textes sur lesquels travaillent les députés sont exclusivement écrits en arabe et en français. Il convient ainsi de procéder à la traduction systématique de ces écrits dans toutes les langues nationales. Le bureau de l’assemblée nationale est invité à corriger tous ces dysfonctionnements, pour donner tout son sens à l’introduction des langues nationales à l’hémicycle, qui obéit à la logique du droit de chaque citoyen mauritanien de comprendre les débats et en saisir les enjeux, et il importe également que la chaîne de télévision parlementaire s’ouvre aux langues nationales».


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L’introduction des langues nationales au parlement, avec un service de traduction limitée et un incident impliquant le président de l’institution tentait d’interdire à une députée de s’exprimer en français, relance le débat sur l’officialisation et l’introduction de ces dernières dans le système éducatif.
Le 11/02/2020 Par notre correspondant à Nouakchott Cheikh Sidya