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Mauritanie: la libération du blogueur M'Kheitir enflamme la rue islamiste

Mise à jour le 11/11/2017 à 15h48 Publié le 11/11/2017 à 15h48 Par notre correspondant à Nouakchott Cheikh Sidya

#Société

#Mauritanie : La libération du blogueur Mohamed Ould M'kheitir après une condamnation à mort, suite à la une décision rendue jeudi, enflamme les troupes islamistes et la rue, qui a réclamé une nouvelle fois son exécution vendredi après-midi.

L’annulation de la peine de mort, suivant de la  libération du blogueur Mohamed Ould M’ Kheitir par la cour d’appel de Nouadhibou par un arrêt rendu jeudi après-midi, enflamme la rue islamiste de Nouakchott.

Fortement mobilisées après la grande prière musulmane du vendredi après-midi, les troupes de la NOSRA du Prophète ont investi les rues situées aux  alentours de la grande mosquée saoudienne.
La manifestation étant interdite, les compagnies de la police anti émeutes ont violemment réagi pour  disperser  la marche en employant des bombes lacrymogènes et des matraques.
Bien organisées, les  manifestants  encadrés par la mouvance islamiste s’étaient regroupés à plusieurs endroits.
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Le bilan des affrontements est estimé à plusieurs blessés et de nombreuses interpellations.
Vendredi soir, le centre-ville de Nouakchott, notamment les environs du palais présidentiel étaient fortement quadrillés par la police. Toutes les voies ont été barrées et interdites à la circulation automobile.

Le  blogueur Mohamed Ould M’Kheitir  a été libéré jeudi après-midi  par la cour d’appel de Nouadhibou composée par de nouveaux magistrats, qui était appelée à se prononcer pour la deuxième fois sur cette affaire en 19 mois.

 En annulant la peine capitale,  cette juridiction a tenu compte de son repentir après un écrit jugé «blasphématoire» et l’a condamné à une peine correctionnelle de 2 ans de prison conformément à l’article 306 du Code Pénal (CP) mauritanien.

Le jeune blogueur  a ainsi retrouvé la liberté après 3 années de détention préventive qui ont couvert la peine ordonnée à travers le verdict du jeudi 09 novembre 2017.
Le 11/11/2017 Par notre correspondant à Nouakchott Cheikh Sidya

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