Fermer

Mauritanie: retrait d’une série de lots de médicaments

Mise à jour le 02/04/2018 à 19h04 Publié le 02/04/2018 à 18h35 Par notre correspondant à Nouakchott Cheikh Sidya

#Société
Faux médicaments
© Copyright : DR

#Mauritanie : Les autorités sanitaires ordonnent aux grossistes, pharmaciens et détenteurs de dépôts, le retrait de plusieurs lots de médicaments. Si aucune raison n'est avancée, certains observateurs pensent qu'ils pourrait s'agir de produits contrefaits.

Une circulaire du ministère mauritanien  de la Santé, Direction de la pharmacie, vient d'ordonner aux grossistes, pharmacies et aux dépôts, le retrait de plusieurs médicaments.

Les produits visés par le document sont: Paracétamol 500 MG CP  lot n°1450 des laboratoires «Bailly creat-France», Paracétamol 1G CP Lot  n°15 0048 C des laboratoires «Celogen-Pharma» Inde, Philco-Ibu 400 MG CP Lot n°1701007- des laboratoires «Philco-Pharma» Allemagne, Ibuprofene 400 MG  CP Lot n°160301-des laboratoires «ZMC» Chine.

La démarche des autorités intervient à la suite «des analyses par le laboratoire de contrôle de la qualité des médicaments» qui ont abouti ainsi au retrait de plusieurs lots.


LIRE AUSSI: Faux médicaments: ces «remèdes» qui font mal à l’Afrique


La circulaire ne précise pas les raisons de la  décision des autorités sanitaires. Cependant, interrogé à ce sujet, un spécialiste explique «qu’il s’agit de médicaments non-conformes, et peut-être même de faux produits».

L’usage des produits pharmaceutiques contrefaits est un véritable fléau pour les pays et les sociétés africaines, du fait d’un contexte généralisé d’ignorance et de pauvreté. La Mauritanie est frappée de plein de fouet par ce mal.

D’où cette anecdote souvent racontée dans les salons de Nouakchott, selon laquelle quiconque veut devenir un grand homme d'affaires, entre un lever et un coucher de soleil, doit se rendre en Inde, y trouver des laboratoires en mesure de lui permettre de s’approvisionner en grandes quantités en produits pharmaceutiques trafiqués... Et le tour est joué.
Le 02/04/2018 Par notre correspondant à Nouakchott Cheikh Sidya