Fermer

Sénégal: des militaires radiés de l'armée pour avoir réussi au concours de la douane

Mise à jour le 02/04/2019 à 15h04 Publié le 02/04/2019 à 14h40 Par De notre correspondant à Dakar Moustapha Cissé

#Société
militaires

militaires

© Copyright : dr

#Sénégal : La hiérarchie militaire sénégalaise évoque le manque d’autorisation comme motif de la radiation des 17 éléments de l’armée qui ont réussi au concours d’entrée à l’école des douanes. Une information démentie par les militaires concernés qui n’excluent pas de porter plainte contre le chef d’état-major

Le torchon brûle entre le chef d’état-major de l’armée sénégalaise et un groupe de ses subordonnés. Ces derniers ont mis leur hiérarchie dans une situation embarrassante.

En effet, les 17 militaires qui ont réussi le concours d’entrée à l’école des douanes ont été radiés de l’armée pour défaut d’autorisation de leur hiérarchie. Les concernés sont montés au créneau pour exprimer leur vive colère et soutiennent avoir respecté toute la règlementation en vigueur en vue de se présenter à ce concours.


>>>LIRE AUSSI: Sénégal. Casamance: deux militaires tués par les rebelles

Leur porte-voix, Bassirou Sy, président du Mouvement pour la citoyenneté africaine, s’est exprimé sur les ondes de radio Walfadjiri FM. Pour lui, «ces militaires ont passé un concours qu’ils ont réussi après avoir obtenu l’autorisation dûment signée par leurs supérieurs. La douane a alors fait appel à eux. Ils ont même subi une formation pendant un mois et voilà qu’ils sont aujourd’hui radiés parce que le chef d’état-major des armées dit qu’ils n’ont pas d’autorisation pour ce faire».

Et le pire, selon le président du Mouvement pour la citoyenneté africaine, c’est qu’«on a suspendu leurs salaires depuis le mois de novembre», en attendant certainement «leur radiation», sans prendre en compte qu’ils sont des pères de famille.

Mais il n’entend pas rester les bras croisés. Il préparerait même une plainte contre le chef d’état-major, dans l’objectif de rétablir ces militaires dans leurs droits.
Le 02/04/2019 Par De notre correspondant à Dakar Moustapha Cissé