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Tunisie: Maersk Tunisia contrainte de fermer et un de ses navires saisi

Publié le 21/09/2018 à 13h34 Par Mar Bassine

#Economie
Tunisie: Maersk Tunisia contraint de fermer et un de ses navires saisi
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#Tunisie : Maersk Tunisia, n'ayant pas respecté la loi tunisienne, a été contrainte d'arrêter ses activités. Depuis, ses anciens clients ont entrepris de saisir ses navires qui affluent toujours au port de Sfax.


Depuis quelques temps Maersk, leader mondial du transport maritime, navigue en eaux troubles en Tunisie. Sa filiale Maersk Tunisia ne s'étant pas conformée à la législation locale a été sommée par le ministre des Transports, Radhouane Ayara, à suspendre ses activités. En effet, au pays du Jasmin, la loi exige que les sociétés maritimes de droit tunisien soient détenues par des intérêts autochtones.

Or, en 2011, sans doute pour éviter d'être dépossédée, "la sénatrice RCD Hayet Laouani proche du clan de Ben Ali, a transféré"  à la société Sened, les 50% du capital de Maersk Tunisia qu'elle detenait, affirme le site d'information en ligne tunisien Webdo. Or la Sened, bien qu'étant de droit tunisien, est entièrement sous le contrôle de Maersk. 
 


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Maersk n'a pas fini de digérer ce coup dur qu'un de ses navires a été saisi au port de Sfax. Selon la feuille d'information Maghreb confidentiel, l'Alexander Maersk, l'un des navires de l'armateur danois, a "fait l'objet d'une saisie judiciaire à l'initiative de sept clients tunisiens, parmi lesquels les groupes Maklada, Stunas Industries et Stukas (détenus par Moez Driss) et MPC Prokim, propriété de l'influent Tarek Cherif".

Ils réclament jusqu'à 8 millions d'euros à Maersk, "dont 2 millions liés à l'incendie du Maersk Honam en mer d'Oman, en mars". En réalité, si la société n'avait pas été fermée en Tunisie, les saisissants n'auraient jamais sans doute intenté cette action de saisie conservatoire. Ils auraient pu se contenter de procéder à une réclamation commerciale et auraient pu bénéficier de ristourne de la part de Maersk. 
 


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Toujours selon Maghreb Confidentiel, Maersk a essayé d'obtenir de la Banque de Tunisie et de Citibank une caution, mais les deux "ne semblent guère pressées de se mouiller". 

Dans ces affaires tunisiennes où les politiques ne sont jamais bien loin, "Farida Labidi, députée Ennahda de Kairouan et épouse du directeur financier (et ex-PDG) de Maersk Tunisia Fethi Jebnouni, tente de faire jouer ses relais à Sfax", écrit la même source. 

Quoi qu'il en soit, Maersk qui pensait bien s'en sortir en signant un contrat d'agence avec son autre filiale Star Container, doit revoir ses plans. En effet, les bateaux du groupe continuent d'affluer dans les ports tunisiens, malgré la fermeture de la principale société locale du Danois. Or, cette saisie de l'Alexander Maersk, augure peut-être d'autres qui pourraient bloquer davantage le fonctionnement du groupe.  

Le 21/09/2018 Par Mar Bassine