Fermer

La crise au Sahel au coeur d'un entretien entre Macron et son homologue togolais Gnassingbé

Publié le 09/04/2021 à 17h25 Par Le360 Afrique - Afp

#Politique
Emmanuel Macron et Faure Gnassingbé

Les présidents Emmanuel Macron (France) et Faure Gnassingbé (Togo).

© Copyright : DR

#Autres pays : Le président togolais Faure Gnassingbé, en visite officielle en France, a réitéré vendredi l'"engagement total" de son pays à oeuvrer pour le rétablissement de la sécurité au Sahel, lors d'un déjeuner de travail à Paris avec son homologue français Emmanuel Macron.

"Concernant la situation régionale et la violence dans la région du Sahel, j’ai exprimé au président Macron mon engagement total pour contribuer au rétablissement de la paix et de la sécurité dans toute la sous-région, en rappelant notamment la présence de 1.100 militaires togolais au sein de la Minusma", la mission de l'ONU au Mali, a déclaré Gnassingbé dans un communiqué de la présidence togolaise.

La zone sahélienne est en proie à des conflits menés par des myriades de groupes armés, notamment jihadistes contre lesquels la France déploie une force antiterroriste de plus de 5.000 hommes.

Les discussions entre les deux chefs d'Etat ont également porté sur le renforcement du partenariat entre le Togo et la France.

"Avec un taux de croissance relevé à 1,8% pour 2020, contre une prévision initiale comprise entre 0,4 et 0,7%, l’économie togolaise affiche une forte résistance au choc COVID et une résilience propre à accélérer la relance post-pandémie" souligne le communiqué.

>>> LIRE AUSSI: Terrorisme: l'Afrique, nouvelle frontière des groupes jihadistes

Faure Gnassingbé préside le Togo, un pays de huit millions d'habitants, depuis 2005, date à laquelle il a succédé, à son décès, à son père Gnassingbé Eyadéma qui a dirigé le pays d'une main de fer pendant 38 ans.

Sa dernière réélection, en 2020 pour un quatrième mandat, a été acquise après un amendement de la Constitution qui lui a permis d'être de nouveau candidat.

En décembre, Amnesty international avait dénoncé la "répression croissante des voix dissidentes par les autorités togolaises", à la suite de l'arrestation de deux représentants d'un important mouvement de l'opposition qui continue de mettre en cause les résultats de la présidentielle de l'an dernier.
Le 09/04/2021 Par Le360 Afrique - Afp

à lire aussi