Les jouets et décorations de Noël inondent les rayons des magasins et les étals des marchés depuis quelques jours au Cameroun.
Au milieu de tout cet attirail, le sapin est visiblement la star en cette veille de fête de fin d’année, précisément de la Nativité. Il y a quelques années encore, seuls les Camerounais les plus nantis pouvaient s’en offrir un.
Aujourd’hui, ce conifère trône pratiquement dans toutes les maisons, mêmes les plus modestes. La cause: l’ouverture du marché camerounais aux Chinois.
«Tout le monde peut maintenant avoir un sapin, car il y en a pour tous les prix. Chez moi par exemple, les prix vont de 1500 à 10.000 francs CFA», confie Eric, gérant d’une boutique au marché Acacias à Yaoundé, la capitale.
Chez Mathurin, qui vend ses sapins directement sur le trottoir, les prix oscillent entre 3.500 et 25.000 francs CFA.
«Les prix varient en fonction de la taille du sapin et selon qu’il est vendu seul ou déjà décoré. Un sapin de 1m coûte 3500 francs CFA et celui de 2m10 est vendu à 25.000 francs CFA.
Ce sont des prix taxés, c’est-à-dire qu’ils sont négociables», explique le jeune vendeur.
Un argument de vente utilisé dans les marchés qui attire de nombreux clients qui peuvent ainsi marchander. Ce qui n’est pas le cas dans les grandes surfaces où il faut dépenser des dizaines de mille pour s’offrir un sapin artificiel (vendu en majorité dans le pays), voire des centaines de mille pour une version naturelle.
«Cela fait cinq ans que j’ai un sapin chez moi pour Noël. Cela embellit non seulement la maison, mais ça rend surtout les enfants heureux. Moi, je n’ai pas connu de sapin, alors quelque part aussi, j’en profite également», confie Marie, la quarantaine bien sonnée. Prudence, maman de deux petites filles, a quant à elle sorti son sapin de l’année dernière.
«L’avantage avec ces sapins, c’est qu’on peut les utiliser sur plusieurs années. Ce qui permet de faire aussi des économies. Donc, j’ai ressorti mon vieux sapin et je vais juste acheter quelques guirlandes et boules pour le décorer», confie la jeune femme, rencontrée au marché central de Yaoundé, l’un des espaces marchands incontournables pour l’acquisition des décorations de Noël et des jouets en période de fête de fin d’année.
