La chorégraphe marocaine Ahlam El Morsli est à Bamako à l’occasion de la 10ème édition du festival Fari Foni Waati. Elle y a présenté une pièce inspirée d’une création marocaine, «articulée autour du geste, du mouvement et de la présence du corps dans l’espace, face au regard des autres, au jugement — et à la manière dont le corps peut dépasser ces contraintes pour s’affranchir des pensées qui l’entravent».
À ses yeux, «ce festival est un événement rare, qui dépasse les formats classiques».
De son côté, la chargée d’affaires de la délégation de l’Union européenne au Mali, Bettina Muscheldt, a souligné «la dimension artistique de la soirée», tout en relevant «la force du récit, porté avec passion — et parfois avec une certaine violence».
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Pour Wilfried Sanwidi, directeur administratif et de production du festival, «l’idée de Fari Foni Waati est née de la volonté d’offrir aux jeunes artistes un espace d’expression qui ouvre aussi sur l’apprentissage, l’échange et la montée en compétences». Il précise qu’«au cours de ces trois semaines de laboratoire, trois chorégraphes internationaux, au parcours confirmé, ont été invités à travailler avec une vingtaine de danseurs afin de faire émerger trois formes spectaculaires».
Pensé comme un dispositif à la croisée de la création et de la transmission, le festival articule pédagogie, formation, mentorat et développement des talents. Fari Foni Waati (FFW) — qui signifie «Le temps des corps en mouvement» en bambara, le dialecte le plus parlé au Mali — est un festival international de danse contemporaine basé à Bamako. Créé en 2016, il a connu sa première édition en janvier 2017.
