À l’instar d’autres pays, l’enseignement public au Sénégal souffre de nombreux maux: infrastructures vétustes, classes surchargées, manque de matériel et motivation en baisse chez les enseignants. À cela s’ajoutent les grèves fréquentes qui perturbent les programmes.
Conséquence, le niveau des élèves fréquentant l’école publique ne cesse de baisser à tel point que nombre d’entre eux ne maitrisent même pas les fondamentaux.
Partant, de nombreux parents d’élèves sont obligés de recourir aux cours de soutien pour améliorer le niveau de leurs enfants scolarisés dans les établissements publics.
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Ces cours de soutien aident les élèves à combler leurs lacunes et à mieux assimiler les matières principales. Organisés en petits groupes, ils permettent un suivi personnalisé des enfants, contrairement aux établissements publics dont les classes sont souvent bondées.
Seulement, ces cours payants sont coûteux et souvent inaccessibles pour la grande majorité des pères de famille. Une situation qui contribue à creuser les inégalités en matière de formation des jeunes.
Ainsi, à cause des nombreux maux dont fait face l’école publique, garantir un accès équitable à une éducation de qualité reste un objectif crucial.
Conséquence, les écoles privées gagnent du terrain au Sénégal en offrant des conditions d’apprentissage meilleures. Ce basculement risque de renforcer une éducation à deux vitesses, menaçant l’égalité des chances et laissant l’école publique à la dérive.