La cérémonie d’ouverture du premier Salon de l’automobile de Bamako s’est déroulée sous la présidence d’Abdoul Kassim Ibrahim Fomba, ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne.
À l’origine de cette initiative, Monsieur Diarra revient sur la genèse du projet: «en 2008, j’ai été inspiré par l’émission Auto-Moto sur TF1, c’est comme ça que je me suis rendu compte qu’il y a un salon dédié à l’automobile dans le monde». Une découverte qui, explique-t-il, a nourri son ambition: «c’est ce qui m’a poussé aujourd’hui à organiser un salon de l’automobile au Mali». Il précise avoir lancé cette première édition avec cinq entreprises du secteur, notamment Japan Motors, Toguna, U-Mali, Nissan et Force-Motors, «auxquels l’association des revendeurs s’est associée».
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Parmi les exposants, Mohamed Kodjo présente l’offre de Toguna Motors: «Toguna présente plusieurs marques dans différents secteurs d’activité. Les camions à travers la marque Sino Truc, Lovol avec deux volets, il s’agit de Lovol construction et Lovol agriculture». Il indique toutefois que le choix s’est porté sur une sélection ciblée: «mon entreprise a préféré présenter les produits de Lovol construction à ce salon car tout le monde sait que le Mali est un pays d’agriculture et le secteur agricole est très important». Selon lui, cette orientation s’inscrit dans une vision plus large, celle de contribuer à l’amélioration de l’autosuffisance alimentaire et nutritionnelle du pays, en mettant à la disposition des producteurs des équipements performants capables d’améliorer les rendements.
Pour Cheick Madani Coulibaly, autre exposant, la diversité de l’offre constitue un atout majeur: «notre entreprise revend toutes les marques de véhicules qu’on rencontre au Mali, que ça soit les véhicules neufs ou les véhicules d’occasion». Il précise que «son entreprise vend des Mercedes, les Nissan, les Hyundai, les Lexus ainsi que les Toyota BJ ou Hilux».
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Présidant la cérémonie d’ouverture, le ministre Abdoul Kassim Ibrahim Fomba a souligné l’inscription de cette initiative dans les priorités de son département: «cette activité s’inscrit dans l’axe numéro 2 de mon département qui s’appelle le Village des opportunités». Il a rappelé que son ministère n’a pas vocation à créer directement des emplois, cette mission relevant d’un autre département, mais qu’il œuvre à la mise en place de cadres favorables à l’émergence d’initiatives porteuses pour les jeunes. Il a enfin exhorté les organisateurs «à aider d’autres jeunes pour qu’ils puissent à leur tour s’épanouir, qu’ils les inspirent, l’État ne peut pas tout faire», a-t-il conclu.

