La centrale qui sera construite à Dongo Kundu, près de la ville portuaire de Mombasa, sur la côte est du pays, sera alimentée par du gaz naturel liquéfié importé.
Elle doit fournir une électricité stable et pilotable pour compléter les sources renouvelables, notamment la géothermie, l’hydroélectricité et l’éolien, qui dominent le mix énergétique kényan.
Selon le secrétaire principal à l’Énergie, Alex Wachira, ce projet constitue un élément central de la stratégie nationale visant à porter la capacité de production électrique du pays à près de 10.000 MW. «Nous avons un besoin immédiat d’environ 300 MW avant 2027 et de 300 MW supplémentaires d’ici 2028», a-t-il précisé.
La nouvelle centrale doit répondre à la demande croissante d’électricité liée à l’industrialisation et à l’urbanisation rapide du pays. Les autorités estiment qu’environ 600 MW de capacité supplémentaire seront nécessaires d’ici 2028 pour soutenir l’essor des projets industriels et des zones économiques en développement.
Le projet sera développé dans le cadre d’un partenariat public-privé associant la compagnie nationale de production d’électricité Kenya Electricity Generating Company et d’autres investisseurs privés.
Selon les autorités kényanes, les centrales fonctionnant au fioul lourd devraient être converties, d’ici 2030, au gaz naturel liquéfié ou progressivement fermées afin de réduire les émissions et renforcer la sécurité énergétique.
