Cette stratégie porte notamment sur l’industrialisation du secteur et la modernisation des outils de production, l’expansion des superficies cultivées et la conformité aux normes de qualité internationales, a indiqué le ministre d’État de l’Agriculture, lors d’une récente rencontre dédiée au lancement la stratégie nigériane de développement de l’huile de palme.
Cité par les médias locaux, le responsable a souligné l’importance d’ériger ce produit en catalyseur de développement socio-économique, eu égard à son importance pour l’approvisionnement des secteurs des huiles alimentaires, des cosmétiques, des produits pharmaceutiques et de l’alimentation animale.
Il a rappelé également les défis auxquels est confronté le secteur de l’huile de palme dont les faibles capacités de transformation, les difficultés de financement et les dysfonctionnements de la chaîne de valeur, notant que la nouvelle stratégie définit une feuille de route sur six ans axée sur l’amélioration des rendements, l’expansion des surfaces cultivées et la modernisation des infrastructures de transformation.
Au-delà de l’amont agricole, les autorités prévoient une réforme institutionnelle afin de renforcer la gouvernance du secteur, avec à la clé un nouveau Conseil national de l’huile de palme, ainsi que de mécanismes de financement dédiés, dont un fonds de développement de la filière.
Le Nigeria, 5ème producteur mondial d’huile de palme, enregistre une importante demande intérieure s’élèvant à 2,3 millions de tonnes par an. Le gouvernement a intensifié les efforts ces dernières années pour doper la production locale et les capacités de transformation.
