Cette baisse s’explique principalement par la suspension prolongée des activités du groupe canadien Barrick Mining, en lien avec un différend opposant l’entreprise aux autorités maliennes sur fond de durcissement du cadre réglementaire du secteur minier.
Important producteur d’or en Afrique de l’Ouest, le Mali a engagé depuis 2023 des réformes visant à accroître la contribution du secteur minier à l’économie nationale, à travers l’adoption d’un nouveau code minier. Dans ce contexte, un audit a permis de recouvrer 761 milliards de francs CFA, soit environ 1,2 milliard de dollars, d’arriérés auprès des sociétés minières, selon le gouvernement.
Le complexe aurifère de Loulo-Gounkoto, principal site de production du pays, a été placé sous administration provisoire avant la conclusion d’un accord fin 2024. Bien que rouvert en juillet 2025, des contraintes logistiques ont limité sa production à 5,5 tonnes, contre 22,5 tonnes un an auparavant.
En 2025, la société B2Gold s’est hissée au rang de premier producteur d’or du Mali avec une production de 17,5 tonnes, suivie d’Allied Gold avec 9,58 tonnes et de Barrick Mining avec 5,5 tonnes.
La production artisanale d’or est restée stable à six tonnes. La production nationale totale s’est ainsi établie à 48,2 tonnes en 2025, soit un niveau inférieur de 22,7% à la prévision gouvernementale fixée à 54 tonnes.
