Guinée: le premier convoi des pèlerins s'envole ce mercredi pour la Mecque

Le 09/08/2017 à 19h59, mis à jour le 09/08/2017 à 20h00

En Guinée, l'heure est au dernier réglage avant l'envol des pèlerins pour la Mecque. Alors que le premier convoi devrait quitter ce mercredi soir, on revit le calvaire de l'année dernière.

Au centre islamique de Donka, en banlieue de Conakry, des milliers de candidats au pèlerinage attendent leur formalités sanitaires, notamment les fameux vaccins. Mais comme lors des années précédentes, cette ultime étape avant le voyage ne se passe pas sans difficultés. Rupture de vaccins, bousculades, querelles... A Conakry, l'ambiance des derniers préparatifs est tendue.  Le centre islamique de Donka grouille de monde. Mais, qu'il s'agisse des candidats au pèlerinage ou les accompagnateurs venus aider certains candidats âgés ou analphabètes, tout le monde est frustré par le désordre qui y règne. Les seuls qui profitent de cette situation frustrante, sont les marchandes qui proposent à la foule assoiffée et affamée de l'eau, des cacahuètes et d'autres aliments d'appoint.

Camara se plaint, alors que le sort de sa mère semble meilleur à celui d'autres pèlerin. La plupart des candidats venus de l'intérieur du pays sont perdus, à cause de l'absence d'information et de bureau d'accueil. Dans la foule, ils ne savent pas à qui s'adresser. Venu de Dabola, au centre du pays, Alseny Diallo ne comprend absolument rien de tout ce qui se passe au centre islamique. "J'ai un parent à Conakry qui m'héberge depuis mon arrivée. Mais il ne peut pas laisser ses activités pour m'accompagner ici... A vrai dire je suis vraiment inquiet car je ne sais pas quoi faire", confie Diallo, avec un air inquiet. 

En ce moment, Bangoura n'a même pas le temps de parler du tohu-bohu à Donka, puisqu'il doit se démener pour fournir les visas des pèlerins. "Nous animerons une conférence de presse dès que tout sera près", dit-on, ce mercredi, au secrétariat aux affaires religieuses.

Contrairement à l'année dernière, le transport des pèlerins a été confié à la compagnie turque, Turkish Airlines. Mais avec la lenteur dans la vaccination, on craint le scénario de 2016. Avec Ethiopian Airlines, des pèlerins avaient alors passé des nuits entières à l'aéroport pour attendre les autres passagers qui n'avaient pas accompli les formalités sanitaires ou manquaient de visas.

Par Mamourou Sonomou (Conakry, correspondance)
Le 09/08/2017 à 19h59, mis à jour le 09/08/2017 à 20h00