Le centre du Mali serait-il en train d’échapper au contrôle de l’Etat ? La question inquiète le Malien lambda. Après la création du front de libération du Macina par Amadou Kouffa en janvier 2015, un groupe djihadiste (majoritairement constitué de Peulhs), rattaché à Ançar Dine d’Iyad Ag Ghaly et très actif de par ses attaques contre les forces armées maliennes, on assiste depuis quelques jours à la création d’un autre mouvement dénommé : Alliance nationale pour la sauvegarde de l’identité peulh et la restauration de la justice (ANSIPRJ).Un mouvement né pour faire face, selon Oumar Aldiana, son fondateur, «aux exactions commises par l’armée malienne sur la communauté peulh».Dans un entretien accordé à nos confrères de maliweb.net, il accuse le gouvernement d’avoir organisé et entretenu des exactions contre les peulhs. «Sous le couvert d’une présumée lutte contre le terrorisme, l’armée est en train de former une milice à Ségou (4e région administrative du Mali) pour exterminer les peulhs. Si tu es peulh, tu as mille chance d’être tué par cette armée», accuse t-il.Selon toujours son fondateur, le mystérieux mouvement compte environ 700 combattants composés de peulhs et d’autres ethnies dans les régions de Mopti, Ségou, Gao et Tombouctou.La création de ce mouvement, s’il en est un vraiment, renforce les inquiétudes des citoyens quant à un risque sérieux de pourrissement de la situation sécuritaire au centre et sud du Mali. L’ANSIPRJ pourrait bien être récupéré par le FLM d’Amadou Kouffa pour grossir ses rangs et renforcer sa capacité de nuisance.Pour l’heure, aucune réaction des autorités maliennes sur ce mouvement qui n’existe que dans les médias.
Le 21/06/2016 à 14h48, mis à jour le 21/06/2016 à 15h27


