Fermer

Dérapage à la télé ivoirienne: «Les femmes mauritaniennes ont plusieurs maris à la fois»

Mise à jour le 17/08/2022 à 14h22 Publié le 17/08/2022 à 12h33 Par De notre correspondant à Nouakchott Amadou Seck

#Société
Dérapage à la télé ivoirienne: «les femmes mauritaniennes ont plusieurs maris à la fois»
© Copyright : Le360/ Amadou Seck et Mamoudou Kane.

#Mauritanie : Sur la Nouvelle Chaîne Ivoirienne, Jean François Yoman, coach matrimonial, a qualifié la polyandrie de pratique sociale autorisée et courante chez les femmes mauritaniennes. Ces propos ont provoqué colère et indignation dans le pays mis en cause.

Saly Sy, présidente de l’Association mauritanienne pour la promotion de l’éducation des filles (AMPEF), très présente sur le terrain de la défense des droits des femmes, rejette les propos d’un coach matrimonial ivoirien et selon lesquels «les femmes mauritaniennes ont plusieurs maris à la fois».



La militante déplore le déficit de culture de Jean François Yoman qui aurait fait preuve, selon elle, d’une grande ignorance en géographie, en géopolitique, en culture et en religion. Et pour preuve, le coach matrimonial a situé la Mauritanie dans les espaces de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), dont elle s’est pourtant retirée en 2000, et de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), ce qui n’est pas le cas.

>>> LIRE AUSSI: Vidéo. Maures de Mauritanie: à la découverte du lien fusionnel entre nomades et chameaux

Camara, alias Saly Sy, insiste également sur le statut de la Mauritanie, pays à 100% musulman où la religion et la législation autorisent la polygamie (un homme pouvant prendre jusqu’à quatre femmes). En revanche, elle considère la polyandrie comme un crime abominable.

Pour toutes ces raisons, l’activiste mauritanienne conseille au coach matrimonial de la NCI plus de prudence et d’humilité. Elle lui recommande également de mieux connaître la culture, la religion, les us et coutumes des peuples sur lesquels il serait amené à s’exprimer à l’avenir.
Le 17/08/2022 Par De notre correspondant à Nouakchott Amadou Seck