Ici, au marché situé près de la Mosquée marocaine, le service des petits pousse-pousse est incontournable pour le transport des fruits, légumes et autres denrées. Tous les acteurs, vendeurs et acheteurs, sollicitent les tenants de ce petit métier dont le caractère utile apparaît clairement sur le terrain des tâches quotidiennes.
Mohamed Aly Bilal, qui fait cette activité explique, «Je suis un militaire à la retraite. Je fais ce travail, faute de mieux. Il me permet de vivre difficilement grâce à des gains journaliers très minimes».
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Pour Mahfoud ould Moussa, vendeur de fruits et légumes, «ici, le travail des propriétaires de pousse-pousse est très important. C’est un élément essentiel de notre activité. Il permet de recevoir les fruits et légumes, mais aussi de les livrer».
Samba ould Oumarou, conducteur de pousse-pousse révèle, «nous avons un travail difficile. Il rapporte des gains variables selon les jours, qui vont de 1.000 ouguiyas, à 2.000, 3.000, exceptionnellement 4.000 ouguiyas», (soit de 2,45 à 9 euros maximum).
Explication identique de la part de Yeslime ould Rachid, qui est entré dans cette activité il y a 4 mois. Il donne des indications sur les conditions de travail, les gains et sollicite une intervention des autorités pour une amélioration du quotidien de la corporation.