Les relations entre les deux pays sont au plus bas depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche en janvier 2025.
Washington reproche au gouvernement sud-africain une prétendue «persécution» des Afrikaners, les descendants des premiers colons européens, ainsi que sa plainte pour «génocide» déposée devant la Cour internationale de justice (CIJ) et visant Israël pour sa guerre à Gaza.
Fondateur du Media Research Center, un observatoire américain critique des médias, Brent Bozell, 70 ans, est aussi un fervent soutien d’Israël.
«Je peux confirmer qu’il est dans le pays», a indiqué mardi à l’AFP une source au sein de l’ambassade américaine à Pretoria qui a requis l’anonymat, confirmant des informations de presse.
Cette même source n’a pas souhaité préciser quand le nouvel ambassadeur est censé présenter ses lettres de créance au gouvernement sud-africain.
Interrogé mardi, le ministère sud-africain des Affaires étrangères s’est refusé à tout commentaire «à ce stade».
Lors de son audition de confirmation devant une commission du Sénat américain en octobre, Brent Bozell avait indiqué qu’il s’efforcerait de convaincre Pretoria d’abandonner sa procédure contre Israël devant la CIJ.
«Je ferai part de nos objections au glissement géostratégique de l’Afrique du Sud, qui passe du non-alignement (à des relations avec) nos concurrents, notamment la Russie, la Chine et l’Iran», avait-il ajouté.
Il s’était aussi engagé à promouvoir le programme visant à accorder le statut de réfugié aux Etats-Unis à un grand nombre d’Afrikaners, dont plusieurs centaines auraient déjà bénéficié.
Au moment de sa nomination, Donald Trump avait estimé que Bozell apporterait «son audacieuse ténacité, son extraordinaire expérience et ses vastes connaissances à une nation qui en a désespérément besoin».
Moins de deux semaines auparavant, Washington avait ordonné l’expulsion de l’ambassadeur sud-africain en poste à Washington, Ebrahim Rasool, accusé par le chef de la diplomatie américaine Marc Rubio d’être un «homme politique raciste qui déteste l’Amérique». Pretoria n’a toujours pas nommé son remplaçant.
Le précédent ambassadeur américain en poste à Pretoria, Reuben Brigety, avait quitté ses fonctions en novembre 2024 dans la foulée de la réélection de Donald Trump.
Les Etats-Unis sont le deuxième partenaire commercial de l’Afrique du Sud. Quelque 500 entreprises américaines et 30.000 ressortissants américains y sont installés.
Washington a imposé des droits de douanes de 30% à Pretoria sur une grande partie de ses exportations, les plus élevés pour un pays d’Afrique sub-saharienne.
Point culminant de la discorde entre les deux pays, Donald Trump avait ordonné le boycott du sommet du G20 en novembre à Johannesburg. Il a depuis estimé que l’Afrique du Sud n’avait pas sa place dans ce groupe réunissant les plus grandes économies de la planète.




