Le Cameroun s’ajoute ainsi à la liste des pays africains acceptant d’accueillir des ressortissants de pays tiers expulsés par l’administration du président américain Donald Trump, après le Ghana, l’Eswatini, le Rwanda, la Guinée équatoriale et le Soudan du Sud.
Ces huit personnes, cinq hommes et trois femmes, sont depuis retenues par les autorités camerounaises à Yaoundé, la capitale, ont indiqué à l’AFP Alma David, avocate en droit des étrangers aux Etats-Unis, et Joseph Fru Awah, avocat camerounais proche du dossier.
Cette information a été confirmée à l’AFP mercredi, sous le couvert de l’anonymat, par une source interne aux Nations unies au Cameroun.
Contacté par l’AFP, le ministère camerounais des Relations extérieures a affirmé ne pas avoir connaissance de l’arrivée de ces personnes.
Aucun accord entre le Cameroun et les Etats-Unis encadrant ces transferts n’a été rendu public, contrairement à ceux qui ont été signés avec la Guinée équatoriale ou le Rwanda.
Selon des informations du New York Times publiées samedi, ces expulsions vers le Cameroun se déroulent en vertu d’un accord secret conclu entre Yaoundé et Washington.
Un vol similaire, parti d’Alexandria en Louisiane, avec à son bord neuf Africains expulsés des Etats-Unis, avait atterri à Yaoundé le 14 janvier, selon le New York Times.
Depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche il y a un an, son administration a négocié plusieurs accords critiqués qui lui ont déjà permis d’expulser des étrangers vers le Soudan du Sud, l’Eswatini ou le Salvador, pays dont ils n’étaient souvent pas originaires.



