Luanda dit «attendre une déclaration publique d’acceptation de la date proposée», dans ce communiqué diffusé par la présidence angolaise mercredi.
Cette annonce intervient après une réunion lundi à laquelle ont participé le président de la RDC, Félix Tshisekedi, le médiateur de l’Union africaine, à savoir le président togolais, Faure Essozimna Gnassingbé, ainsi que l’ancien président nigérian Olusegun Obasanjo.
L’est de la RDC, déchiré par des conflits depuis trois décennies, est en proie depuis fin 2021 à la résurgence du M23, soutenu par Kigali et son armée.
Un accord entre la RDC et le Rwanda a été entériné à Washington en décembre mais n’a toutefois pas mis fin aux combats.
Le président angolais Joao Lourenço propose donc un «cessez-le-feu entre le gouvernement de la République démocratique du Congo et le M23, à partir de 12h00 le 18 février».
Le groupe armé s’est emparé de Goma en janvier 2025 et de Bukavu en février de la même année, deux grandes villes des Nord- et Sud-Kivu, frontalières du Rwanda et riches en ressources minières.
Le M23 a revendiqué la semaine passée une attaque de drones menée le week-end précédent contre l’aéroport stratégique de Kisangani, dans le nord-est de la RDC, à des centaines de kilomètres des territoires que contrôle ce groupe.
Luanda avait formulé début janvier des «propositions» jugées «intéressantes» par Kinshasa dont peu avait filtré.
Parmi celles-ci figurait un «dialogue intercongolais», dont l’Angola a indiqué mercredi qu’elle annoncerait «en temps utile le début de la phase préparatoire».
Il y a un an, des pourparlers de paix initiés par Luanda avaient tourné court et conduit l’Angola à renoncer à son rôle de médiateur après une rencontre surprise de Félix Tshisekedi et de son homologue rwandais Paul Kagame au Qatar. Comme de nombreuses autres tentatives de mettre fin aux combats, le cessez-le-feu évoqué à Doha n’avait pas été respecté.



