Les navires, appartenant à l’entreprise Shenzhen Shuiwan Pelagic Fisheries, ont été interceptés et escortés jusqu’au port du Cap (sud), où ils ont été placés sous surveillance notamment de la police, a indiqué jeudi dans un communiqué Willie Aucamp, ministre des Forêts, de la Pêche et de l’Environnement.
Ces quatre chalutiers chinois avaient demandé le 23 février à traverser la ZEE sud-africaine au nom du «droit de passage inoffensif», disposition du droit maritime qui permet à un navire de passer dans les zones maritimes d’un Etat tant qu’il ne porte pas atteinte à la sécurité de celui-ci et respecte sa réglementation.
A l’appui de leur demande Les navires chinois avaient assuré qu’ils quitteraient les eaux sud-africaines d’ici au 3 mars. En outre, les navires ont ensuite demandé une autorisation d’entrer dans les eaux territoriales sud-africaines, sans justification et sans les documents nécessaires, mais les autorités se sont aperçues qu’ils y étaient déjà entrés.
Ils ont été détectés à moins de 12 milles nautiques de la côte de la province du KwaZulu-Natal (sud-est), puis suivis alors qu’ils descendaient vers le sud le long du littoral de celle du Cap-Oriental, poursuit le ministre.
Pendant cette période, ils ont à plusieurs reprises désactivé leurs transpondeurs, système qui permet de les identifier et de les localiser.
«L’Afrique du Sud ne tolérera pas l’utilisation illégale de ses zones maritimes», a déclaré M.Aucamp.
L’armateur été condamné à une amende de 400.000 rands (environ 20.800 euros), qui a été rapidement payée. Les navires ont été autorisé à repartir et ont depuis quitté les eaux sud-africaines, selon le ministre.
