Deux candidats sont en lice pour ce scrutin présidentiel, à savoir le président sortant Ismaïl Omar Guelleh, représentant l’Union pour la majorité présidentielle (UMP) qui brigue un 6ème mandat, et Mohamed Farah Samatar, un ancien membre du parti au pouvoir devenu leader du Centre des démocrates unifiés (CDU).
Donné grand favori, M. Guelleh mise sur le bilan de ses précédents mandats, évoquant notamment la stabilité économique et les avancées sociales, tout en reconnaissant les défis persistants.
Il axe son projet autour de trois priorités: un renforcement de la sécurité, une consolidation de la souveraineté nationale et une transformation économique articulée autour du numérique, de l’industrialisation et des énergies renouvelables.
Pour sa part, Mohamed Farah Samatar fait du renforcement des infrastructures et des services de base la priorité de son programme, avec un accent particulier sur les besoins des régions de l’intérieur.
«Le développement du pays passe par celui de toutes ses régions», souligne le candidat, qui promet des mesures en faveur de l’emploi des jeunes.
Sur la question de l’emploi précisément, il évoque des initiatives visant à favoriser l’insertion professionnelle et à encourager l’entrepreneuriat local, l’objectif étant de réduire les disparités entre les zones urbaines et rurales et d’encourager un développement «inclusif» à l’échelle nationale.
Le dispositif électoral prévoit l’ouverture de 712 bureaux de vote à travers le pays, dont 413 à Djibouti-ville.Quelques 67 observateurs internationaux ont été mobilisés pour l’élection présidentielle du 10 avril, selon les ministères djiboutiens des Affaires étrangères et de l’Intérieur.
Ces observateurs sont mandatés par quatre organisations, en l’occurrence l’Union africaine (UA), l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), l’Organisation de la coopération islamique (OCI) et la Ligue des États arabes, selon la même source.
Ces missions ont pour mandat l’observation indépendante, impartiale et objective du scrutin présidentiel.
Capitalisant sur sa position stratégique, Djibouti, dont l’économie repose principalement sur les activités portuaires, est considéré comme un important hub logistique de la Corne de l’Afrique.
