Un total de 20 États membres de l’UA, dont les noms n’ont pas été communiqués, se sont opposés à la candidature de M. Sall, qui a dirigé le Sénégal de 2012 à 2024 et qui n’était pas soutenu par son pays, selon ce document.
Le projet de décision soutenant la candidature de M. Sall, soumis aux États membres selon la procédure dite «d’approbation tacite», ne devait pas soulever d’objections de plus d’un tiers des 55 pays appartenant à l’organisation continentale.
«En conséquence, le projet de décision relatif à la candidature au poste de secrétaire général de l’ONU de S.E. (Son Excellence) Macky Sall, ancien président de la République du Sénégal, n’a pas été adopté», indique l’organisation panafricaine dans cette note verbale, authentifiée auprès de l’AFP par Nuur Mohamud Sheekh, porte-parole du président de la Commission de l’UA.
La candidature de M. Sall avait été proposée par le Burundi, qui occupe la présidence tournante de l’UA.
Les actuelles autorités du Sénégal élues en 2024, le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko, accusent les anciens dirigeants, à commencer par Macky Sall, d’agissements coupables dans la gestion du pays.
Elles lui reprochent notamment d’avoir réprimé dans le sang les violentes manifestations politiques ayant fait des dizaines de morts entre 2021 et 2024 et d’avoir dissimulé des chiffres économiques importants, comme la dette publique.
L’ONU a envoyé en novembre une lettre à ses États membres pour qu’ils proposent des candidats au poste de secrétaire général. Le prochain patron des Nations unies commencera son mandat le 1er janvier 2027 pour succéder au Portugais Antonio Guterres.
Chaque candidat potentiel doit être présenté officiellement par un État ou un groupe d’États, mais pas forcément par son pays d’origine.
Selon une tradition de rotation géographique pas toujours suivie, le poste est réclamé cette fois-ci par l’Amérique latine. De nombreux États plaident également pour qu’une femme occupe pour la première fois ce poste.
L’ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet, le patron de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) Rafael Grossi, l’ancienne vice-présidente du Costa Rica Rebeca Grynspan et la diplomate argentine Virginia Gamba sont candidats pour remplacer M. Guterres.
