La région du Sahel traverse une grave crise politique, marquée par une succession de coups d’État entre 2020 et 2022 ayant conduit des juntes à la tête du Mali, du Burkina Faso et du Niger.
Les trois pays, confrontés à des violences de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda et à l’Etat islamique, sont régulièrement accusés de restreindre les libertés civiques et de réprimer les voix discordantes au nom de la lutte antijihadiste.
«L’ADS est née d’une volonté de démocrates maliens, burkinabè et nigériens de ne pas accepter la fatalité, de ne pas laisser nos pays s’effondrer», explique à l’AFP le Dr. Mayra Djibrine, présidente du collectif en exil à Paris.
L’ADS a été créée à Bruxelles par une cinquantaine de personnes: des membres de la société civile, des personnalités politiques et des leaders d’opinion vivant notamment en Europe et en Afrique, selon Mme Djibrine.
«On ne peut pas permettre à des gens, juste parce qu’ils ont des armes, de se lever un beau jour et de confisquer la volonté du peuple, de prendre en otage des pays entiers», dit la présidente de l’ADS.
Le collectif affirme vouloir inciter les partenaires des juntes sahéliennes à exercer des pressions afin d’obtenir l’organisation d’élections par les autorités militaires, le respect des droits humains et la libération des prisonniers politiques dans les trois pays.
Le mouvement, qui prévoit de lancer officiellement ses activités le 9 mai à Bruxelles, entend également ouvrir une campagne d’adhésion.
